En six heures, les déserts du globe reçoivent plus d'énergie du soleil que les humains consomment en une année. Je vous laisse imaginer la suite...

L'idée est la suivante : en six heures, les déserts du globe reçoivent plus d'énergie du soleil que les humains consomment en une année. Autrement dit, couvrir une infime surface de déserts - à l'échelle de leur ampleur - de champs photovoltaïques et de centrales thermiques solaires suffirait à produire en continu ce dont  l'humain a besoin. Par la suite, des lignes transmission de courant à haut voltage HVDC (high voltage direct current) pourraient transporter l'énergie propre à travers le monde avec une perte d'énergie de seulement 3 % pour 1000 kilomètres.
Une idée simple, n'est-ce pas ? Et bien c’est celle du projet de la fondation Desertec. Vous l'avez déjà compris, l'idée est plus complexe que précédemment expliquée, impliquant accords diplomatiques, levées de fonds à hauteur de plusieurs milliards (et milliards...) d'euros, création d'écosystèmes, transformations des métiers, dynamisation économique des pays du Maghreb pour la zone MENA (Moyen Orient et Afrique du Nord) et j'en passe... Dans cette zone, rien que 2,2 milliards d'euros seraient nécessaires. Mais combien coûte la préservation de notre planète ?
Le calendrier est le suivant : commencer à produire de l'énergie via les éoliennes et le photovoltaïque d'ici 2050. Si cela semble loin, cela semble tout autant impossible pour certains. Et pourtant, des pays comme l'Algérie seraient prêts à "entamer une coopération" basée sur la réalisation de centrales solaires, formation, recherche et développement et coopération avec les centres de recherches du pays.
Si vous souhaitez en savoir plus et êtes disponibles le 23 et 24 mai, je vous invite à vous rendre à Berlin pour la conférence internationale du groupe de discussion de Desertec, qui rassemblera scientifiques, syndicats internationaux et ONG autour des interrogations levées par le projet.

Rédigé par Hugo Sedouramane