livrent une compétition courtoise. Bien que la formule de Laurent Fabius, président de l'Assemblée nationale, "Le Sénat est parti le premier : c'est sa chance. L'Assemblée a du retard : c'est la sie...

livrent une compétition courtoise. Bien que la formule de Laurent Fabius, président de l'Assemblée nationale, "Le Sénat est parti le premier : c'est sa chance. L'Assemblée a du retard : c'est la sienne" fasse sourire, elle illustre bien la compétition que se livrent les deux Chambres. Pour l'heure, selon Pierre Mayeur, administrateur au Sénat, concepteur du serveur et de l'intranet sénatorial "70 à 80 sénateurs sur 321 ont une adresse e-mail" tandis que selon Jean-François Barthe, conseiller chargé des nouvelles technologies au cabinet de Laurent Fabius "32 députés sur 577 ont une boîte aux lettres électronique". Le site du Sénat comporte actuellement "10 000 pages, à titre d'exemple, les Finances, le plus gros web du service public, en déroule 30 000. Et de 20 000 pages HTML chargées par mois, on est passés à 300 000. L'intégralité des travaux du Sénat, tous les débats depuis juin 1996, les communiqués de presse depuis juillet 1997, l'ordre du jour de la semaine pour les sénateurs". L'idée est de diffuser tous les travaux parlementaires du Sénat. C'est en fait un véritable site d'information. En revanche, celui de l'Assemblée ne fait que de la communication institutionnelle. Cependant, Jean-François Barthe annonce le "plan Pratic" (programme pour l'Assemblée des NTIC). Le site de l'Assemblée sera rénové totalement en janvier, ce qui devrait lui permettre d'obtenir une bonne fréquentation estimée pour l'heure à "10 000 pages HTML chargées par mois". Les sites des deux Chambres seront alors à peu près similaires, l'une profitant de l'avance de l'autre. (Supplément Multimédia Libération - 31/10/1997)