Au milieu d’une étude très sérieuse (ok, disons sérieuse tout court), je suis tombé sur deux perles. Je vous livre donc lesdites perles sans écrin, brut de décoffrage, dépouillées de tout artifice, resplendissantes d’une beauté encore vierge et brillant des feux immortels de leur innocence magnifique (...) ; leur indécente nudité, leur pureté sauvage, même, ne les rendant que plus admirables. Ecoutez-les gémir comme c’est beau.

"Il y a au Royaume-Uni plus de personnes inscrites à Facebook que de possesseurs de chiens".

Et la deuxième (accrochez-vous, ça va faire du bruit).

"Les médias sociaux existent depuis que les hommes des cavernes ont commencé à peindre leurs photos de vacances sur les murs de leur grottes".

On serait tenté de considérer ces révélations comme anecdotiques, mais il est de notre rôle de journaliste de donner du sens à l’information. Quelle qu’elle soit. Alors analysons un instant ces deux découvertes.

Si on reprend les chiffres des abandons d’animaux domestiques lors des grandes vacances fournis par l’association Brigitte Bardot, et qu’on les compare avec le nombre d’adhésion à Facebook, je suis sûr qu’il est possible d’établir une corrélation. Il n’existe malheureusement aucun recensement en ce qui concerne les grands-mères. Derrière cette information d’apparence tout à fait anodine se cache donc en fait une accusation redoutable. On peut s’attendre à voir des groupes “Stop facebook from abandoning our dogs, if this group reach 3 mn ppl facebook will take care of all the dogs in the world. Join Now!!!!!!” se créer très bientôt.

Je serais tenté d’aller plus loin et de reconsidérer la disparition des dinosaures d’un oeil neuf. La soudaine extinction de ce qui s’approche le plus des animaux domestiques de l’époque ne serait-elle pas, en fait, la cause directe de l’engouement de nos ancêtres préhistoriques pour l’étalage de leur vie privée sur les murs de leurs grottes, à grands jets de sang de mouton et de caca d’oiseaux ? La question méritait d’être posée.

Rédigé par Nathanaël Vittrant