Le service des Fraudes vient d'avertir les fabricants de matériel électroniques et informatiques qu'ils encourraient des poursuites pénales s'ils vendaient des produits ne pouvant plus fonctionner a...

Le service des Fraudes vient d'avertir les fabricants de matériel électroniques et informatiques qu'ils encourraient des poursuites pénales s'ils vendaient des produits ne pouvant plus fonctionner après le passage à l'an 2000. Les services de Marylise Lebranchu, secrétaire d'Etat en charge de la consommation indiquent "le fait de mettre sur le marché un produit en sachant que celui-ci ne peut franchir l'an 2000 sans en avoir informé préalablement l'acquéreur constitue une tromperie passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 250 000 F et deux ans de prison". Certains logiciels de Microsoft sont notamment pointés du doigt (voir la revue de presse du 26/02). Le bogue de l'an 2000 ne concerne pas que l'informatique, mais l'ensemble des produits électroniques. Partant du constat qu'il vaut mieux prévenir que guérir, la direction des Fraudes a lancé des audits dans tous les secteurs qui menacent la sécurité ou la santé. Ayant déjà testé environ 50 % du marché dans le domaine médical, le ministère constate que six dispositifs médicaux de la société Medtronic contenant des horloges électroniques ne sont pas compatibles. Medtronic publie sur son site Internet la liste des dispositifs concernés et va contacter l'ensemble de ses clients pour remédier au problème. Les fournisseurs rencontrent aussi des problèmes liés à leurs logiciels de gestion généralement anciens, dans le secteur des ascenseurs, chaudières et domotique. Toujours selon le ministère, Otis, le leader de l'ascenseur, cherche actuellement la parade pour éviter que son matériel ne tombe en panne le 1er janvier 2000. N'oublions pas non plus que les réveils et les montres électroniques ainsi que les magnétoscopes sont aussi concernés. (Le Parisien - La Tribune - 1er/03/1999)