Internet, la technologie, c'est l'avenir. C'est bien ce que nous essayons d'expliquer. Et pour savoir si vos enfants ont de l'avenir ou s'ils seront de bons consommateurs, il faut analyser leurs comportements tout de suite ! Et les classer. Avec ou sans hiérarchie...

Dis moi comment tu surfes, je te dirai qui tu seras

Prenez George, 15 ans, il a une utilisation intensive d'internet. Et les gadgets technologiques, il aime ça. Tout cet univers, ça l'enthousiasme. Et lorsqu'il se déplace dans un magasin, chez sa grand-mère, ou ailleurs, eh bien George s'attend à avoir internet partout. Oh, il ne se connecte pas pour trouver des amis, non. Des amis, il en a déjà dans la vie, et il est en contact avec eux sur internet. Ce sont principalement des amis qui agissent comme lui. Ce sont des "Gadget geeks".

Il y a Dominique aussi. Pas de différence de genre ici. Car ce qui rapproche ces enfants, c'est qu'ils aiment les jeux en ligne comme Friv, Club Penguin, Moshi Monsters ou Beast Quest. Quant aux gadgets ou à l'accès à internet partout où ils vont, quand ils sortent, ils revêtent moins d'importance que pour les George. Normal, Dominique est un Confident Entertainer.
 
De manière moins diffusée, on trouvera aussi Julie, dite la "socialite". Elle et ses amies, car ce sont d'abord des petites filles âgées de 8 à 14 ans, se connectent pour raconter leurs histoires. Leur truc à elles, c'est les réseaux sociaux. Et quand elles n'ont pas d'amies, c'est d'en trouver.
 
25% de George, 35% de Dominique, 10% de Julie. Voilà la répartition des futurs consommateurs, adultes, citoyens... Sauf qu'il manque encore 30%, disons de Patrick. Pour eux, on a créé la catégorie générique : les "E-beginners". Patrick, âgé de moins de 12 ans principalement, cherche de l'information, il ne cherche pas d'amis et ne leur parle pas sur les réseaux sociaux. En définitive, c'est un premier de la classe, un joueur de foot du temps jadis, ou apparenté. Son problème ? Ses parents qui ne le laissent pas se connecter sans limite de durée ou sans contrainte.
 
Globalement, Intersperience, qui a mené cette étude, nous montre à quel point internet est fondamental chez ces adultes en devenir. Pourquoi ? Parce qu'internet est un "terrain de jeu virtuel et un compagnon constant qui reste avec eux partout" explique Paul Hudson, Directeur Général d'Intersperience.
 
Mes parents, il y a peu, disaient "tu vas jouer avec tes amis cet après-midi?". Et un ami imaginaire, c'était perçu bizarrement. Mais aujourd'hui, 73% des mineurs seraient tristes sans internet. Alors vous prenez 3 enfants sur 4 en train de pleurer partout en France ... Autant leur laisser l'accès. Et puis, ils s'en moquent, il n'y a que 40% des parents qui contrôlent ce qu'ils y font. Les parents de Patrick. Comme à l'époque de l'école qui reproduisait les inégalités sociales. 
 
Une étude utile, en somme, mais légèrement inquiétante... Comme le dit Bourdieu à L'Atelier : "La cécité aux inégalités sociales condamne et autorise à expliquer toutes les inégalités". Soyez vigilants...
Rédigé par Renato Martinelli