Heureusement pour la planète, bons nombres de municipalités américaines - et pas des moindres - n'ont pas attendu que le futur ex-président des Etats-Unis accepte de ratifier le protocole de Kyoto (tu peux te brosser Martine...) pour se conformer à ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. En 2005, à l'initiative du maire de Seattle, environ trois cents villes signaient un "US Mayors Climate Protection Agreement". Première bonne nouvelle : trois ans plus tard, cette sorte de Kyoto des villes américaines réunit plus près de 900 municipalités.

Deuxième bonne nouvelle : selon une étude rendue publique il y a quelques jours à l'occasion de leur forum, le green, c'est bon pour l'économie américaine. Plus précisément, ça créé des emplois. Le développement durable générerait actuellement près de 800 000 jobs aux Etats-Unis. Dans les trois décennies à venir, le créneau devrait contribuer à hauteur de 10 % à la création de nouveaux emplois, ce qui représente la plus forte croissance par secteur dans l'économie américaine. En 2038, donc, plus de quatre millions de citoyens américains (ingénieurs, juristes, chercheurs consultants etc.) seront passés au vert point de vue travail.

Au palmarès des villes où il y a le plus de "green jobs", pas de surprise : New York est en tête avec plus de 25 000 jobs... suivie par Washington (24 000) puis... Houston (21 000). Oh ? Houston, le Texas, la patrie de Georges W. ? Comme quoi ils sont pas si méchants que ça ces Texans ! En quatrième position : Los Angeles (20 000). Bon, je n'ai pas trouvé Wasilla, la bourgade d'Alaska dont Sarah Palin fut maire. Mais soyons bons joueurs, l'endroit comptait à peine 6000 âmes au dernier recensement il y a huit ans.

Rédigé par Pierre Bonnet