Quand l'oenologie rencontre la technologie, les transistors ont du goût.

In Electronica Veritas

 

Je remercie aujourd'hui la science qui a su, en quelque sorte, apporter un peu de lumière à l'un des problèmes les plus angoissants de mon existence sociale : savoir reconnaître les bons vins.

Dans ce domaine, mon ignorance est un doux euphémisme. Alléluia, des chercheurs de l'Université Autonome de Barcelone (UAB) ont trouvé la solution : ils viennent de finir le développement d'une langue électronique capable d'identifier les différents types de vin de cave. Et ce, grâce à une combinaison de capteurs et d'algorithmes mathématiques. Miracle : l'appareil sait produire automatiquement des classifications similaires à celles d'un sommelier (l'émotion en moins, certes...), et peut-même pointer les défauts lors de l'élaboration de ces vins.

 

Les chercheurs, leaders sur ce type de recherches dans le monde, ont passé des années pour tenter de copier le goût humain, et ont fini par y arriver. Les capteurs représentent en quelque sortes les nerfs du "goût". Le schéma sensoriel complexe est alors simulé par des systèmes informatisés qui regroupent et interprètent les données obtenues par la matrice de détecteurs, comme le ferait notre cerveau.

 

Comme dans les mécanismes biologiques, un processus d'apprentissage et de formation est nécessaire afin que la langue électronique puisse être capable de reconnaître les propriétés qui doivent être identifiées.

 

Si l'on se doute bien que ce type de prototype vise à améliorer le travail des professionnels du secteur, je m'imaginais déjà, la langue dans ma poche, prendre un air inspiré pour sortir un "celui là a de la cuisse" bien placé. A moins que cela ne finisse en : "celui là a du transistor"…