l'enquête réalisée par Ipsos et CPR Finance auprès de 300 emprunteurs des Quinze, bien que presque toutes les personnes interrogées estiment que la monnaie unique verra le jour le 1er janvier 1999, ...

l'enquête réalisée par Ipsos et CPR Finance auprès de 300 emprunteurs des Quinze, bien que presque toutes les personnes interrogées estiment que la monnaie unique verra le jour le 1er janvier 1999, un tiers des émetteurs européens ne sont pas préparés à l'arrivée du marché unique de la dette en Europe. Même s'ils ne sont pas encore préparés, 85 % d'entre eux estiment que la concurrence entre émetteurs va s'accroître, 59 % pensent que la communication financière sur leur dette devra être plus importante. Un tiers des émetteurs pensent à des émissions globales en euros pour l'Europe. Pour 80 %, la concurrence entre les chefs de file des opérations devrait augmenter. Pour 64 % des émetteurs, le critère indispensable pour choisir le chef de file dépendra de ses possibilités de placement paneuropéen ou dans des zones spécifiques (51 %). Pour 62%, ce sera sa capacité de prise ferme et de tenue de marché en euros et pour 44 %, sa connaissance des flux sur le marché euro. Les émetteurs prédisent d'ici cinq ans un partage du marché primaire entre les acteurs mondiaux comme Goldman Sachs, Merrill Lynch ou Morgan Stanley (52 % du marché), les spécialistes euro (32 %) et les acteurs locaux (16 %). Un nouveau type d'établissement devrait émerger pour Jean-Louis Bertrand, directeur général de CPR Finance "les spécialistes euro". 88 % des émetteurs réclament une homogénéisation du marché ; pour y parvenir, ils sont à 46 % favorables à l'harmonisation des règles de calcul financier. Si 83 % des émetteurs n'ont toujours pas décidé la renominalisation des émissions, ils restent cependant perplexes. Un tiers ne se prononce pas, 38 % pensent convertir uniquement leurs emprunts venant à échéance après 2002, 29 % effectueraient l'opération au 1er janvier 1999. (Les Echos - 10/09/1997)