Falsifier ses carnets de correspondance, imiter la signature de ses parents ou encore guetter l'arrivée du bulletin trimestriel : tout bon élève, s'il ne l'a pas fait, y a déjà songé fortement. Et ce pour la simple et bonne raison que l'on redoute souvent de décevoir ses parents par des résultats pas forcément à la hauteur de leurs espérances, qu'on imagine élevées. Très élevées. Et finalement trop élevées. Car une étude menée par la University of Central Florida va en soulager plus d'un : les élèves et étudiants se mettent la pression tous seuls. Il s'avère en effet qu'ils pensent souvent que leurs parents ont placé la barre de leurs exigences beaucoup plus haut qu'elle ne l'est en réalité. On pourrait imaginer que cette pression imaginée par les enfants est positive. Mais l'étude révèle qu'elle aurait plutôt tendance à être contre-productive, et que les jeunes ont plus de difficultés à s'adapter au milieu étudiant s'ils ressentent de trop fortes attentes sur leurs épaules. Des conclusions intéressantes, et qui nous permettent de regarder sous un autre angle les relations professionnelles. Exiger trop, en espérant moins n'est donc pas forcément la bonne technique pour obtenir un travail bien fait. Et surtout pour que l'employé se sente à l'aise dans son entreprise. Mais alors, quelle politique adopter ? Pour pallier les difficultés de communication entre parents/enfants ou employés/dirigeants, les chercheurs ont une méthode toute simple. "Si vous êtes ouvert et prêts à écouter ce que la personne en face de vous a à dire, cela vous aidera à construire une relation plus forte". Nous voilà bien avancés...

Rédigé par Marion Roucheux
Chef de Projet Marketing