La société italienne Almax lance le nouveau mannequin baptisé « EyeSee » qui permettrait d’observer et de révéler des détails importants sur la clientèle.

EyeSee, le mannequin espion dans les magasins

On ne manque pas d'idées pour dégoter de nouvelles astuces pour connaître au mieux les clients. Les techniques publicitaires d'antan étaient dignes d'enfants de choeur. Quelque part entre fair-play et tacle obscène, je demande "Eye See", le mannequin intelligent qui enregistre et analyse les clients et leurs profils.

Comment ça marche ? Le fonctionnement est facile. Ce qui est plus inquiétant est tout ce que l’appareil arrive à savoir avec un simple regard.  Ces mannequins en plastique sont tous équipés de caméras logées sur leurs lobes oculaires et reliés à des logiciels de reconnaissance faciale et de traitement des donnés. Ils relèvent tout type d’ informations sur le physique, l’âge et le sexe du client. Ces informations sont ensuite envoyées dans une base de données centralisées.

Donc, faites attention, car au moment où vous choisissez votre nouveau sac, il se peut qu'il y ait quelqu’un en face de vous qui examine minutieusement chacune de vos réactions.

Les informations recueillies par les mannequins permettront non seulement d’évaluer l’efficacité des articles choisis pour les vitrines, mais aussi des informations statistiques et contextuelles utiles pour l’élaboration de stratégies de marketing ciblées.

Je me demande si c'est tout à fait légal et conforme au respect de la vie privée. En tout cas, les créateurs assurent que le concept respecte la vie privée. Les données sont recueillies, certes, mais en aucun cas, enregistrées. En somme, on aspire des informations sur vous, mais vous êtes aussitôt oubliés, mais évidemment, pas vos réactions, devenues celles d'un "anonyme". Et apparemment, il y aurait plusieurs grandes enseignes qui se seraient laissées séduire par le mannequin, sous couvert de surveillance discrète en magasin. Almax songerait à étendre son système à l'audio. Big Almax is watching you.

Rédigé par Ana Cervera-Lozano
Journaliste