Quel impact peut avoir la crise des subprimes sur l'architecture de la ville ? Comment la grande dépression a pu marquer le paysage urbain des Etats-Unis ? Dans quelle mesure la géographie d'une ville peut avoir une influence sur les hypothèques accordées ? Autant de questions auxquelles Damon Rich tente de répondre. Ou plutôt autant d'évolutions que ce designer touche à tout, intéressé par la politique, l'architecture, l'histoire, a voulu observer ces dernières années. Et plutôt que de vouloir expliquer les interférences entre finance et architecture, il a préféré laisser les spectateurs se faire leur propre idée. Ce, via une exposition qui débutait hier "Red Lines, Death Vows, Foreclosures, Risk Structures: Architectures of Finance from the Great Depression to the Sub-Prime Meltdown". Parmi une installation de modèles, photographies, vidéos et dessins, "Red Lines" immerge le visiteur dans un paysage qui prend le pouls du capitalisme et explore la relation entre crises financières et urbanisme. Damon Rich a étudié le marché des biens immobiliers, aidé d'étudiants du MIT et de volontaires : saisies, hypothèques, constructions, délimitation des quartiers... Le designer a collaboré avec le Center for Urban Pedagogy (CUP), une organisation basée à Brooklyn, qui étudie les mouvements dans les villes, leur motivation aussi. Elle fait coopérer architectes, avocats, artistes, urbanistes, résidents, politiques. Son objectif? Mener l'enquête dans la ville, et faire prendre conscience aux habitants des changements auxquels ils appartiennent. Démarche dans laquelle s'inscrit l'exposition Red Lines.

Rédigé par Marion Roucheux
Chef de Projet Marketing