Le ballon rond suivra bientôt l'exemple de son homologue ovale ou de la petite balle jaune dans l'intégration des technologies. Deux systèmes de ligne de but seraient en phase d'acceptation par la FIFA, mais des tests restent à effectuer.

Le football laissera-t-il enfin la technologie rentrer sur son terrain ?

Quand est-ce que la FIFA se décidera enfin à mettre à disposition des arbitres des outils technologiques capables de les assister dans leurs prises de décision ? Et surtout, quand est-ce que le football sortira enfin de son obstination anti-technologique, sous prétexte que ce sport doit rester humain et ne pas pénaliser le jeu des vingt-deux acteurs. Mais également aussi pour des raisons de coûts évidents. Mais ne nous mentons pas, le football a largement plus les moyens que le rugby...

La FIFA envisagerait donc d’intégrer la technologie pour déterminer si le ballon est entré dans la cage ou non. Le GoalRef et le Hawk-Eye (qui calcule la trajectoire du ballon) ont ainsi été approuvée par l’International Football Association Board (IFAB) pour surveillant la ligne de but lors de grande compétition.

Le système GoalRef a été développé par des chercheurs du Fraunhofer Institute for Integrated Circuits IIS. Cette technologie marche de la même manière que la protection contre les voleurs dans un magasin. Dix antennes derrière les poteaux de but et la barre transversale et la création d’un champ magnétique composent le dispositif qui détermine si le ballon a passé complètement la ligne ou pas. L’information est automatiquement transmise en temps réel via des signaux radio aux arbitres. Le résultat s’affiche visuellement sur leurs montres par moyen de vibration. L’accord définitif de l’intégration de ces technologies sur la ligne de but dépend d’un test final qui sera mené dans différents stades avant leur intégration dans de vrais matchs.

Le sujet avait déjà refait surface plusieurs fois dans le monde du Football, ravivé par la fameuse main de Thierry Henry contre l’Irlande. C’est alors qu’en 2009, Michel Platini confiait au Monde que « l’arbitrage sous sa forme actuelle est mort », notamment avec la télévision qui plaçait le téléspectateur dans une meilleure position que l’arbitre. Ainsi, à la coupe d'Europe 2012 qui s’est déroulé le mois dernier en Ukraine et en Pologne, deux arbitres supplémentaires sont apparus derrière chaque but.

Dans d’autres sports comme le tennis, la technologie est intégrée, certes avec parcimonie, chaque joueur ayant droit à 3 challenges par set (vérification du point) dans certains tournois pour voir si la balle est dans le court ou non. Pour le rugby, l’arbitrage vidéo utilise l’arbitrage vidéo lors de la validation d’un essai.

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Rédigé par Claire Cavret
Social Media Manager