Le comportement du consommateur serait fortement lié à sa perception du futur. Pour le pousser à dépenser plus, il suffirait de lui inspirer la crainte de celui-ci.

Le futur est incertain? Vite, dépensons!

Aujourd’hui, petit sujet psychologie.
Deux chercheurs américains (des universités de Columbia et de Chicago), passionnés par les méandres de nos esprits de consommateurs serviles, ont ainsi découvert une relation entre la perception que l’on a de nous-même et notre comportement d’achat.

Pour vous résumer la chose,  plus l’on arriverait à se figurer un futur stable, verdoyant, voire joyeux, défi relativement ardu en ces temps où l’économie régrèce (ré-Grèce... yohoho, quel boute-en-train je fais), et plus notre comportement d’achat sera censé et réfléchi.
A l’inverse, pour peu que l’on sente approcher un bouleversement profond, inéluctable, et fondamentalement nuisible, nous nous transformons en consommateurs compulsifs, prêts à acheter jusqu’au CD de Justin Bieber sur un coup de tête (alors que ce dernier devrait plutôt être réservé à Justin « himself », pour ainsi dire...). Ce phénomène résulterait en fait d’une sorte de peur de manquer inscrite dans notre inconscient collectif. De peur de ne pouvoir satisfaire demain les envies (même minimes) d’aujourd’hui, l’on essaye de combler le maximum de désirs en un minimum de temps

Bref, pour mieux vendre, ne prenez plus la peine de dépenser des fortunes en publicités sociales et autres affiches affriolantes. Déguisez vous plutôt en gourou barbu, et empressez vous de prédire une apocalypse imminente, l’efficacité sera la même...

 

Rédigé par Johnatan Farouz