Apila intègre les réseaux sociaux dans la recherche de place de parking à Paris. Un outil permettant aux automobilistes de collaborer pour faciliter le stationnement.

Pour se garer à Paris, il faut au moins un réseau social

 

Cinq heures et 13 à 16 euros d’essence, c’est ce qu’un automobiliste parisien perd en moyenne tous les mois en cherchant une place de parking, en plus des 18 kilos de gaz d’échappement émis par sa voiture. Mais chercher une place de parking dans les quartiers encombrés de Paris ne sera bientôt plus une fatalité grâce à Apila, un réseau social permettant aux automobilistes de se soutenir les uns les autres. En substance, l’idée d’Apila est de permettre à ceux qui quittent une place de parking d’alerter les utilisateurs de l’application pour la leur réserver.

Ce réseau social s’adresse aux automobilistes équipés d’un outil doté d’un GPS (Smartphone, tablette, etc.) permettant de télécharger l’application gratuite. A son inscription, le membre se voit remettre deux tickets virtuels à échanger contre une place de parking avec les autres membres de la communauté. Lorsqu’un conducteur libère une place de parking, celui-ci l’indique à la plateforme, s’engageant à attendre trois minutes qu’un membre de la communauté ayant signalé son intérêt pour cette place arrive. La place qui se libère est automatiquement localisée sur une carte et le premier à sélectionner l’annonce peut bénéficier de la place de parking contre un ticket virtuel.

Apila se charge également de la fluidité du service. Car si l’automobiliste en quête d’une place de parking se désiste ou s’il est bloqué dans la circulation, l’application permet, en le suivant jusqu’à son arrivée,  d’avertir celui qui attend pour donner sa place.

Depuis son lancement, le service d’Apila compte plus d’un millier d’utilisateurs inscrits dans l’Ouest de Paris. Un démarrage en cours qui s’amplifiera sans doute dans les mois à venir puisqu’Apila sera rendu disponible dans la tablette R-Link de Renault qui équipera la prochaine automobile Zoe et la nouvelle Clio d’une cinquantaine d’applications.

Pour le prix, il faudra attendre, le modèle économique n’étant pas encore fixé. En attendant, Cyril Hersh, fondateur d’Apila.fr, envisage deux possibilités : un forfait mensuel ou un prix par utilisation permettant de récompenser l’automobiliste qui fournira sa place.

Faciliter le stationnement dans les endroits très fréquentés par les automobilistes est un défi qu’ont déjà tenté de régler d’autres villes. C’est le cas de Nice ou de San Francisco qui ont équipé leurs rues de capteurs permettant de signaler les places disponibles. Un système que ne pourrait pas adopter Paris, selon Cyril Hersch : « Cela n’aurait d’ailleurs pas beaucoup d’utilité sachant que lorsqu’une place se libère, moins d’une minute suffit pour qu’elle soit de nouveau occupée ».

Rédigé par Renato Martinelli