Greenpeace publie cette semaine un rapport incriminant certains gros bonnets du Web tels Amazon, Microsoft ou Apple. Ces derniers utiliseraient des méthodes peu soucieuses de l’environnement lorsqu’il s’agit du stockage de données en ligne, le cloud computing.

Géants d’Internet ne rime pas toujours avec respect de l’environnement

Dans son rapport « Votre cloud est-il net ? », Greenpeace a passé au peigne fin les pratiques des géants d’Internet. Microsoft, Apple ou Facebook, tous ont été notés par l’association. L’usage du cloud computing est en plein boom et l’électricité nécessaire est considérable. Mis en cause dans ce rapport, ces grandes firmes utiliseraient des énergies telles que le nucléaire et le charbon, extrêmement polluantes et néfastes pour notre planète.

Les données personnelles des utilisateurs du Web ne sont plus conservées dans les smartphones ou dans les ordinateurs de ces derniers. Désormais elles sont rangées dans des entrepôts où des milliers d’ordinateurs les gèrent.

Ces centres où sont stockées les données (data centers) sont à la source du problème. Certains consomment autant d’énergie que 250 000 foyers européens, estime Greenpeace dans le rapport. Les grandes entreprises du Web mises en cause doivent donc procéder à un changement de comportement, d’autant que la demande d’énergie, si ces sociétés ne font rien, risquent de tripler d’ici moins de 10 ans…

Loin de vouloir dénoncer ces entreprises, le rapport de Greenpeace souhaite plutôt une prise de conscience des géants tels qu’Amazon, Apple ou Microsoft. Toutes ne sont d’ailleurs pas mises à l’index : Facebook ou Google font l’effort d’utiliser des énergies dites propres afin d’alimenter leur cloud. Preuve en est, la récente acquisition par Facebook d’un lieu de stockage en Suède qui utilise des énergies renouvelables.

En attendant l’examen de conscience, Greenpeace propose aux internautes de faire réagir les géants du Web qui ne respectent pas l’environnement, en envoyant des lettres directement aux PDG d’Amazon, Apple et Microsoft.

Rédigé par Marion Auvray