En Russie, Twistock vous permet d’acheter des followers sur le principe de la Bourse. La mesure d'influence n'a pas de frontières.

Gérer son influence en ligne est une véritable activité boursière !

On connaissait Empire Avenue, qui calcule un score d'influence depuis différents réseaux sociaux, et qui permet d' acheter et vendre des actions de profil. Dans la même veine, en Russie, il y a maintenant Twistock, un "simulateur" d’investissements virtuels qui propose de placer du capital financier dans des comptes Twitters. C’est un mécanisme de négociation de devises sociales, qui permet d'investir dans des personnalités Twitter , comme Justin Bieber ou Barak Obama (Yes I can). Mais aussi sur tous les followers. Pour cela, un algorithme comptabilise les valeurs de stock de chaque compte twitter qui se connecte. Cette valeur de départ dépend de l’influence sociale de celui-ci.

Côte et Tweet

 Après la première connexion, chaque utilisateur reçoit le montant de l'argent virtuel qui reflète à la fois le nombre d'adeptes dont il dispose et ses activités de micro-blogging. Ainsi si un utilisateur a une grande influence sociale, il reçoit beaucoup de monnaie virtuelle à dépenser immédiatement. Si un utilisateur manque de popularité, il peut gagner de l'argent virtuel en achetant et en vendant des actions de comptes Twitter des autres. Le prix des stocks dépend également des transactions d'achats et de ventes. C’est le même système que le cours de la Bourse. Et cela pourrait être investi par les marques, pour identifier des internautes influents mais aussi valoriser son image.

Le projet a reçu le prix d'investissement du gouvernement de Singapour, et vers la fin de l'automne débutera dans la version anglaise, axé sur l’auditoire étranger car il envisage actuellement de se positionner en Amérique du Nord et en Asie.

Rédigé par Damien Bréteau
Journaliste