moyen terme des catalogues européens uniques. Les grands noms de la VPC s’apprêtent à imprimer leurs gros catalogues printemps-été 1999. Chez les 3 Suisses, Jacqueline Courmont, chargée de la commu...

moyen terme des catalogues européens uniques. Les grands noms de la VPC s’apprêtent à imprimer leurs gros catalogues printemps-été 1999. Chez les 3 Suisses, Jacqueline Courmont, chargée de la communication, affirme “nous ne ferons pas figurer le double affichage franc-euro dans ce catalogue, qui sera réalisé avant la fixation du taux de conversion officiel de l’euro”. Chez Quelle France, Jacques Taccoen, directeur financier, annonce une approche similaire “choisir un cours indicatif risquerait de perturber la clientèle qui aura la possibilité de payer en euros dès janvier 1999. Seuls nos catalogues émis après le 1er janvier 1999 comporteront des prix en euros pour des articles de référence”. Le groupe La Redoute fera figurer, en revanche, certains prix en euros, au cours indicatif, dans son prochain catalogue général. Pour toutes ces entreprises, l’affichage des prix est un élément essentiel de leur relation avec la clientèle. Responsable du projet euro à La Redoute, Jean-Marc Bernard affirme “avec l’euro, le risque commercial se situe lors du basculement de 2002. On ne peut écarter l’hypothèse d’une baisse de la consommation. C’est pourquoi notre approche sur le sujet doit être guidé par le pragmatisme et la pédagogie”. Toutefois, le passage à l’euro ouvre de nouvelles perspectives au secteur comme l’explique Patrice Marteau du groupe PPR “si l’euro remplace progessivement le dollar dans nos contrats d’achats internationaux, nous aurons là un facteur de sécurité important, nos cours d’achat seront plus stables et cela facilitera en interne la fixation du prix de vente”.

Selon Fnac Direct, spécialisée dans la VPC de disques, livres, CD-ROM, vidéos, l’euro devrait leur permettre de développer leur activité en Europe. Luigi Gropallo, son directeur remarque “nous réalisons déjà 10 % de nos ventes à l’étranger. Par ailleurs, 30 % des ventes se font par Internet. L’euro ne peut que faciliter notre progression. Et surtout la monnaie unique va accélérer l’harmonisation des prix à l’achat en Europe”.

Toutefois, l’euro ne révolutionnera pas la politique commerciale des géants de la VPC bien implantés en Europe. Comme le fait observer Jean-Marc Bernard “même avec l’euro, nos différents catalogues européens seront difficilement comparables. La langue bien sûr reste un obstacle de taille, mais le droit de la consommation, très différent d’un pays à l’autre, la fiscalité, les coûts logistiques restent autant de freins à toute tentative d’harmonisation”. (La Tribune 20/10/1998)