Les éditions Harlequin et le groupe japonais Softbank ont décidé de distribuer en Corée une version numérique de la collection manga du célèbre éditeur de romance et d’histoire à l’eau de rose. Oui pardon, je n’ai jamais adhéré de près ou de loin à ce puit de connaissance et de fictions sentimentales. Toujours est-il que je suis interloqué d’apprendre qu’il existait depuis quelques années déjà des mangas français couverts de guimauve. Méchant ?... Mmmmh…Oui c’est le mot. Mais je n’ai aucune animosité envers les lecteurs d’histoires d’amour impossibles, même converties en bandes dessinées nippones. Grâce à l’apport des services Softbank, les planches de BD seront également téléchargeables sur mobiles. Les Coréens sont décidément de sacrés petits veinards. Ou plutôt veinardes puisque l’opération cible principalement un public féminin. Ces demoiselles auront ainsi le choix entre des œuvres envoûtantes comme Amoureuse d’un chirurgien de Kayono Saeki, La promesse d’un chevalier de Hayasaka Amii ou encore Un brûlant désir…Chaud devant !
Par ailleurs je me permets de relater ma visite au salon Paris Manga qui a eu lieu le week-end du 12 septembre dernier. A part avoir rencontré Dark Vador (l’acteur David Prowse invité en chair et en os), acheté un t-shirt rigolo de ma série préférée et avoir fait une heure de queue pour me rendre compte que Tim Sale, l’éminent dessinateur de Marvel Comics, prenait 120 euros par savant gribouillage ; j’ai fini par me rendre compte, à l’instar d’Arlequin, de l’ampleur de la mascarade. Un grand coup commercial pour des exposants (français) plus qu’une manifestation culturelle à mon goût. Le Cosplay (déguisement à l’effigie des héros de mangas) pouvait encore rattraper l’affaire. Mais décidément, entre l’extrême popularité de Naruto et des dessins animés gorgés de hamster "mignon" tout plein, je commence à avoir des doutes sur la qualité de nos échanges culturels.

Rédigé par Jonathan Seu