J’entends déjà la voix de mes proches et collaborateurs qui m’adresseront leurs remarques les plus agacées précédées d’un soupir à l’unisson : "t’as encore écrit quelque chose sur Facebook ?!" Manifestement oui, il y a matière. Du moins les chercheurs, et tout spécialement les sociologues y trouvent leur compte dans cette mine d’or d’informations sur le "cyber" comportement humain. À en croire notamment une étude réalisée par le département de psychologie de l’université de Guelph au Canada, l’usage de Facebook, chez les jeunes étudiants, contribue à accentuer la jalousie au sein d’un couple.

Les disputes éventuelles représentent d’autant plus de temps passé en ligne sur le site. Un vrai cercle vicieux, et ceci sans compter les activités interactives liées à l’épanouissement virtuel de tourtereaux. Les commentaires et photos postés sont autant de sources de conflits. "C’est qui celle-là qui t’appelle toujours mon chéri ? -c’est ma mère… ". (Avoir sa maman sur Facebook est aussi source potentielle de prises de tête).

Toujours selon l’étude canadienne. Cette tendance qu’ont les couples à communiquer via Facebook se révèle malgré tout hautement addictive, d’après les témoignages, et tout aussi contagieuse chez les adultes
"Et c’est qui cette fille sur la photo avec sa main sur ta cuisse ?
-Elle ? …euh…je peux tout t’expliquer ".
Si j’ai appris une chose c’est que régler ses comptes face à face et faire parler le traditionnel fracas de la porcelaine est psychologiquement plus hygiénique que le concours de messages subliminaux. Du moins, il est toujours plus facile de recoller les morceaux une fois la dispute terminée.

Rédigé par Jonathan Seu