Téléchargez en ligne, qu'ils disaient... Retéléchargez en ligne qu'ils disaient... Le ministère de l'Economie et des Finances, après avoir fait l'éloge de l'administration électronique et invité...

Téléchargez en ligne, qu'ils disaient... Retéléchargez en ligne qu'ils disaient... Le ministère de l'Economie et des Finances, après avoir fait l'éloge de l'administration électronique et invité les citoyens français à déclarer leurs impôts via Internet, est victime depuis quelques semaines de certaines difficultés informatiques.
Les importants embouteillages sur son service semblent pourtant se réguler depuis plusieurs jours, mais les services du gouvernement craignent qu'une fois de plus le week-end précédant la date limite de déclaration mène à la saturation de leur serveur. Après avoir repoussé à trois reprises cette date limite, au 8 avril, au 25 avril puis maintenant au 15 mai, le ministère se demande s'il ne va pas laisser les déclarants revenir à la forme papier.
C'est la thèse que privilégie dans son édition de ce matin Le Figaro : le quotidien affirme ainsi que Bercy aurait fait circuler des consignes en Internet pour autoriser les derniers télédéclarants à utiliser la version papier de leur déclaration, s'ils ne parviennent pas à se connecter au service. Ils n'auraient alors pas à craindre la majoration de 10 % normalement prévue en cas de déclaration retardataire.
En réaction à l'article paru ce matin dans Le Figaro , le ministre de l'Industrie Patrick Devedjian exhortait les auditeurs d'Europe 1 à déclarer en ligne en expliquant que le service fonctionnait maintenant très bien : "Je recommande à ceux qui s'étaient découragés de recommencer, ils verront que ça marche".
Le ministre n'a toutefois pas totalement démenti les propos du quotidien, en précisant qu'éventuellement, si des difficultés persistaient, les déclarants pouvaient envoyer un courrier justifiant de leur impossibilité à se connecter au service. Selon Le Figaro, cette possibilité obligerait les particuliers à adresser au ministère en accompagnement de leur déclaration papier, une lettre indiquant les problèmes rencontrés ou une capture d'écran affichant un message d'encombrement.
Jean-François Copé, également invité chez Europe 1, a de son côté démenti les propos du Figaro : "Je suis désolé de devoir le dire mais, en l'occurrence, le délai au 15 mai a été créé pour les télédéclarants, pas pour ceux qui font la déclaration papier. La déclaration papier, c'était le 4 avril (...). Jusqu'au 15 mai à minuit, chacun a tout à fait le temps et la possibilité de télédéclarer".
De quoi y perdre son latin, pour les auditeurs qui écoutaient Europe 1 ce matin !
(Atelier groupe BNP Paribas - 25/04/2005)