Inna Slow Tempo ? "C'est l'amour", répond Roudoudou (*) par sample scratché interposé. C'est peut-être cela, l'explication que cherche le NIST. Le NIST ? Le National Institute of Standards & Technology, national faisant référence au territoire des Etats-Unis. Ce bel organisme a en effet cherché à comprendre la vitesse de descente en escalier. Allez on ne rigole pas, c'est très sérieux.

Cela concerne toutes les personnes qui travaillent dans un immeuble (Mathilde, celle qui a 24,5 ans, par exemple), qui doivent descendre les escaliers en cas de feu (Marie, celle qui a 23,2 ans, par exemple), alors que d'habitude ils usent des services d'un ascenseur (Alexis, celui qui a 27,9864 ans, par exemple).

Pour ceux qui persistent à se fendre la poire, rappelons aussi le 11 septembre. Le Nist, donc, s'est rendu compte que la vitesse de descente ne correspondait pas aux prédictions d'après modélisation. Et l'institut de standardisation estime que même en multipliant les paramètres (le nombre d'étages, la forme de la cage d'escalier, le nombre de marches, le nombres d'occupants par étage, etc.), la différence avec la vitesse réelle était encore significative. Alors, quel est le problème ? Certes, il y a la montée des pompiers qui contrarie le flux descendant, mais personne ne va demander aux pompiers d'arrêter leur travail. Il y a aussi la cage d'escalier dont la taille devient décisive si la densité humaine est forte.

Non, le réel problème viendrait de la psychologie des évacués. Pour arriver à cette conclusion, il y a 16 pages, et quelques formules comme celle-là : Y = β1X1 + β2X2 + β3X3 + β4X4 + β5X5 + etc. Il ne me reste plus qu'à espérer que Yoann - casaque jaune fluo et responsable de mon pâté de bureau - va lire cela et essayer de comprendre ma psychologie lors du prochain exercice d'évacuation de notre immeuble.

(*) Tout l'univers / Listerner's Digest

Rédigé par Renaud Edouard-Baraud
Directeur général de L'Atelier BNP Paribas Asia