Jeudi, 15h : L'Atelier s'intéresse de près à l'innovation en entreprise. Se rendre à l'université d'été du Medef s'annonçait presque comme une étape obligée. Histoire d'aller voir directement où en étaient les patrons dans le domaine. Bonne surprise : dès l'entrée, un stand est réservé aux bloggeurs, et une conférence entière est consacrée à l'innovation, sous le thème : "De la science à la chance, du travail au talent" (Innovation, oui, mais n'oublions pas l'esprit d'entreprise). Sur le programme, il était même indiqué que le nombre des intervenants pour ce débat était si important que l'organisation avait dû les séparer en deux sessions. La magie s'arrête là : en réalité, la moitié des pontes attendus n'était pas là. Quant au débat, s'il était intéressant, il n'a pas réussi à devenir passionnant. Les grandes lignes ont pourtant été dessinées : l'innovation est primordiale pour l'entreprise, elle s'annonce même comme un facteur clé de son succès et de sa viabilité. Ce, surtout à l'heure de la mondialisation où il ne faut plus s'adapter mais anticiper. Mais pour innover, il faut de l'argent, et ne pas avoir peur de se lancer.

Seul problème, au niveau de la sémantique : innover, c'est bien, mais le terme est large, et a eu tendance à virer à l'idiome fourre-tout : innovation technologique, scientifique, de services, de process... Il faut croire que le public n'a pas été dupe : un grand nombre des questions posées en fin de session soulignaient cette confusion.

Vendredi, 8h30 : Les rangs sont plus clairsemés que la veille. Michel et Augustin n'abreuvent plus les participants de lait à la vanille, Häägen Dazs a fermé le congélateur. Le temps est gris et presque froid. La tente de la plénière attire cependant pas mal de monde autour d'un thème qui ne pouvait que nous ravir : "Les réseaux sociaux sur le Net : pourquoi se faire un carnet d'adresses mondial ?". Et là, une fois sortis des poncifs, c'est la bonne nouvelle : le débat est pas mal. Pas mal du tout, même. Avec une mention spéciale à Jean-Louis Constanza, PDG d'Orange Vallée, qui clôt la session avec un discours philosophico-technique de qualité sur le nouveau monde horizontal que le réseau social est en train de tracer. Selon lui, nous sommes en train d'enclencher un mouvement de fond dont nous ne pouvons encore délimiter la portée et les conséquences.

L'insertion des outils collaboratifs en entreprise ne semble pas être gagnée. Mais ces dernières paraissent motivées pour modifier progressivement leurs habitudes de travail en faisant une place de plus en plus grande au 2.0. Le temps, lui, est toujours gris.

Rédigé par Mathilde Cristiani
Head of Media