Vivendi a, pour la seconde année, retransmis son assemblée générale sur Internet. Ayant tenu son assemblée générale jeudi, Pinault-Printemps-Redoute a, pour sa part, tenté une première expérience s...

Vivendi a, pour la seconde année, retransmis son assemblée générale sur Internet. Ayant tenu son assemblée générale jeudi, Pinault-Printemps-Redoute a, pour sa part, tenté une première expérience sur le réseau en mettant à disposition des actionnaires des présentations en temps réel, à partir de 16 heures, avec possibilité de suivre les débats par téléphone "nous n'avons pas encore de statistiques sur la fréquentation du site à cette occasion, mais les remontées des actionnaires sont excellentes. C'est pour nous une première très encourageante". De son côté, Valeo tire les enseignements de sa première AG Internet "nous sommes très contents de cette première". David Nethouse, en charge des contacts actionnaires chez Valeo, explique "notre objectif était de rendre l'assemblée accessible au plus grand nombre d'actionnaires, qu'ils soient en province, à l'étranger, ou tout simplement dans l'incapacité de se déplacer". Cette politique s'avère payante lorsqu'il s'agit de fidéliser ses actionnaires. Selon David Newhouse, Internet pourrait devenir un élément du gouvernement d'entreprise. Par rapport à celui d'une AG sont coût est marginal "de l'ordre de 100 000 F" confie David Newhouse. Nicole Micheletti, présidente du Cliff, cercle de liaison des informateurs financiers regroupant près de 80 sociétés cotées en France, indique que son organisation prépare un groupe de travail sur ce nouveau type de communication actionnariale "nous réagissons très positivement à ces initiatives. On ne peut plus se contenter de faire des AG comme par le passé". Délégué général de l'Ansa, Philippe Bissara estime qu''Internet "offre un champ magnifique de diffusion de l'information. Il faut faire coexister Internet avec d'autres supports, car aujourd'hui tout le monde n'a pas encore accès à cet outil. La structure de 'l'information sur Internet est très différente de celle de l'écrit conventionnel. Elle est très favorable aux actionnaires". (La Tribune - 31/05/1999)