Depuis le début des frappes aériennes contre la Yougoslavie, le 24 mars, le site de l'Otan connaît des attaques quotidiennes provenant de Belgrade. Reconnaissant les faits mercredi, le porte-parol...

Depuis le début des frappes aériennes contre la Yougoslavie, le 24 mars, le site de l'Otan connaît des attaques quotidiennes provenant de Belgrade. Reconnaissant les faits mercredi, le porte-parole de l'Otan avouait que le serveur de l'alliance subissait un "bombardement informatique" le saturant régulièrement par l'envoi de plusieurs milliers de messages en quelques minutes. De plus, chaque jour un pirate envoie 2 000 courriers électroniques contenant tous des macro-virus afin d'endommager le système informatique de l'Otan. Selon un responsable informatique de l'alliance, Chris Scheurweghs "il n'y a pas de conséquences graves, car les virus sont repérés, puis détruits. De toute façon, il n'y a pas de liens entre le système informatique public de l'Otan et celui qui gère les décisions politiques ou classées "secret défense". Tout indique que cette "cyberguerre" est instiguée par les Serbes. Selon Ian Davis, autre responsable des services informatiques de l'Otan, "ce n'est pas un particulier avec son PC qui a fait ça. Imaginez le coût téléphonique de telles opérations". L'Alliance ne semble pas pour l'instant vouloir riposter électroniquement. Mais dans un rapport gouvernemental publié en janvier, les Américains exposaient le danger potentiel que peut représenter la guerre via l'Internet pour un Etat. On peut donc imaginer que l'armée américaine pourrait à son tour, si l'utilité se présentait, attaquer les réseaux serbes. (Le Quotidien du Multimédia - 02/04/1999)