D'abord, il s'est éteint. Et n'a plus voulu faire apparaître la Pomme sur l'écran. Insensible à tous mes arguments, mes promesses de mieux le traiter, de lui acheter une housse. De me désinfecter les mains à chaque fois que je poserais mes doigts sur l'écran.

J'ai mal à l'iPhone

D'abord, il s'est éteint. Et n'a plus voulu faire apparaître la Pomme sur l'écran. Insensible à tous mes arguments, mes promesses de mieux le traiter, de lui acheter une housse. De me désinfecter les mains à chaque fois que je poserais mes doigts sur l'écran.

Ca a continué avec un problème de synchronisation. Quand, désemparée, j'ai accepté que le conseiller de l'AppStore le réinitialise. Alors que bien évidemment, il n'avait pas croisé iTunes depuis des mois (et encore, c'est un euphémisme). Et que j'ai vu disparaître toutes mes photos, mes messages, mes contacts, mes applications. Un peu de mon quotidien depuis un an…

Ca s'est terminé dans les mains d'un inconnu, qui, un soir de Nouvel an, me l'a subtilisé. S'envolant par la même occasion avec ma vie sur Facebook, Gmail, Twitter, FourSquare, Gowalla, Dismoioù, je m'arrête là sinon on n'a pas fini…

Retour aux fondamentaux, je crois que cette année je vais investir dans un bon vieil ancêtre qui fait téléphone et peut-être éventuellement SMS. Dont la base de contact n'excède pas le chiffre 20, ce qui m'obligera à inscrire ces derniers dans un calepin papier. A acheter une carte topographique pour me déplacer. A demander dans la rue quel est le plus court chemin pour trouver la rue du Quatre septembre. A appeler mes amis pour savoir s'ils ont un restaurant à me conseiller, ou quel film ils ont aimé. A entrer dans un cinéma au hasard et acheter un billet pour une séance sans savoir ce qu'on va voir. A attendre de voir mes proches pour leur montrer mes photos de vacances ou celles de la dernière soirée. A arrêter d'essayer de convaincre mon entourage de l'extrême nécessité de se localiser dès qu'on initie le moindre petit déplacement.

Réapprendre à se débrouiller.

"Le bonheur ne consiste pas à acquérir ni à jouir, mais à ne rien désirer, car il consiste à être libre" (Epictète*)

Ou pas. Ca me manque déjà.

Bonne année.

*Et Isabelle

Rédigé par Mathilde Cristiani
Head of Media