Beethoven, comme chacun sait, souffrait de surdité.
Cela ne l'a pas empêché de composer des œuvres grandioses. Mais admettons qu'il eût été encore plus dur d'oreille, cela lui aurait posé un sacré problème. Surtout en son temps, où, pour son plus grand malheur, il était privé des récentes innovations technologiques. Mais à notre époque, cela n'est plus préjudiciable.
Ce, grâce à l'invention géniale d'un professeur de la Georgia Tech. Avec sa création technologique, plus besoin d'entendre pour jouer des œuvres merveilleuses. Plus besoin de se concentrer, non plus. Plus besoin de faire grand-chose, en somme.
Il suffit d'enfiler un gant. Un gant rouge et jaune, "assez stylé pour être porté par Michael Jackson", si ce dernier n'était pas mort entre temps.
Sur chaque articulation des doigts, sont embarqués des petits vibrateurs. Ceux-ci permettent à un parfait ignare - musicalement parlant, je veux dire - de jouer l'Ode à la Joie, sans n'avoir jamais pris la peine de prendre des cours de solfège, ni de s'exercer au piano.
Il lui suffit de suivre les simulations électroniques, exercées sur ses doigts, et d'abaisser ceux-ci tour à tour sur les touches. Comme cela lui est indiqué.

C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup.

Ca veut dire que l'usage de la technologie remplace l'usage du cerveau.
Et ça, ce n'est pas rien.

Pour le mot de la fin, je laisse la parole à Edmond Rostand, et à Cyrano :

"(…) Je n'ai pas de gant, la belle affaire !
Il m'en restait un seul, d'une très vieille paire,
Lequel m'était d'ailleurs encore fort importun,
Je l'ai laissé dans la figure de quelqu'un".

Rédigé par Basile Segalen