"Journalism might be the digital-age equivalent of monks illuminating manuscripts, a group whose skills will soon desappear". ça, c'est la phrase la plus frappante - à mes yeux - d'un point de vue de Sheelah Kolhatkar dans le New York Times - Week in Review, "Have Keyboard, will travel". Pourtant, je suis le premier à dire en ce moment que l'apparition d'eBook ou tablettes type iPad pourraient redonner un coup de fouet aux magazines et aux journaux.

Le problème n'est pas de savoir si l'on va pouvoir faire appel à des spécialistes de la mise en page issus des glorieuses ères du CD-Rom, mais de savoir s'il y aura un modèle économique pour les employer. Idem pour les journalistes. Et certes, les lecteurs actuels - entre 25 et 77 ans - de la presse seront bien content de pouvoir mixer lecture et high tech. Mais la génération qui ne lit pas, qu'est ce qu'elle a en à faire, de savoir que du contenu qu'elle ne lit pas est disponible sur tablette ? Ha si, cela risque de bien l'ennuyer que la génération des parents squatte la tablette du salon alors qu'il y a plein de belles choses à regarder sur Youtube ou Facebook.

Et puis le temps que les choses se mettent en place, il y aura encore plus de journalistes sur le carreau. Je finis sur ce qui, d'après la contributrice, prouve qu'un rédacteur est au chomage : il s'inscrit sur Facebook, se dote d'une adresse gmail puis d'un identifiant sur Twitter et d'une présence sur LinkedIn. C'est alors qu'il peut faire sa mue de "member of a large institution to a would-be Internet brand".

Rédigé par Renaud Edouard-Baraud
Directeur général de L'Atelier BNP Paribas Asia