Pour ceux qui ne suivent pas particulièrement les actualités du Net, un évènement a secoué la blogosphère ces dernières semaines : la loi Hadopi ou "loi création et Internet" ou "Riposte Graduée", ou encore "Loi anti-piratage"...

Le vote de cette loi a connu un revers étonnant à l'Assemblée sous les coups de 13h jeudi (le 10/04/09). Ce revers paraît pourtant étonnant car la rigueur et le sérieux des députés UMP dans ce débat n'avait jusqu'ici pas failli.

La mobilisation des députés PS est liée à la mobilisation des internautes, ces derniers comprenant que derrière un thème qui peut paraître consensuel (la défense de la culture et des artistes), se cache un sujet beaucoup plus fondamentale et conflictuel : la liberté d'échange d'information.

Il semblerait qu'Internet commence à peser sur les débats politiques ! Etrange ! Comment ? Un média aussi souple et aussi ouvert serait aussi extrêmement dangereux ? Internet risque de bouleverser les équilibres politiques. Imaginez une démocratie où le peuple aurait vraiment l'occasion de :

Comprendre les institutions
S'instruire lui-même
Suivre les lois
Donner son avis en temps réel
Communiquer plus facilement avec les représentants

Alors les hommes politiques seraient contraints de représenter des citoyens au lieu de représenter des parties, et les lois seraient faites en collaboration avec les gens !

Quel malheur ! Quel chaos !

La réaction des internautes sur Hadopi est caractéristique de ces dangers :

Le gouvernements ne laisse pas les internautes s'exprimer sur leur site : les internautes s'expriment sur des blogs.

Hadopi intéresse les gens : les internautes contactent leurs députés pour se rendre à l'Assemblée.

Hadopi est inapplicable : les internautes protestent.

Le gouvernement se rate à l'assemblée : les internautes rigolent.

Ah ces internautes ... tous des pirates !

Dis Albanel, tu crois pas qu'on devrait filtrer le web français dés maintenant ?

A lire : la chronique de L'Atelier

Rédigé par Pierre Colle