Arriver dans l’Atelier Numérique fut un peu pour moi comme me jeter d’un pont sans connaître le nombre de mètres qu’il y avait en dessous. Jean, Dominique, Antoine et François avaient démarré l’aventure quelques mois auparavant, et me conviaient à les rejoindre. Bien sûr j’avais cette expérience de prise de parole en public sur les technologies, mais, quand même, de là à passer sur une radio, nationale de surcroît, il y avait un pas à franchir qui n’était pas aisé.

La première fois – il est dit qu’on se rappelle toujours de la première fois – m’a laissé le souvenir d’un trou béant, au sein duquel il me fallait dérouler mon sujet. Et François un peu inquiet qui trouvait que je n’étais « pas vraiment là » ; c’est sûr ! J’aurais préféré me trouver sur la banquise avec un ours blanc plutôt que devant ce micro.

Mais le miracle s’est produit : des auditeurs m’ont écrit, soutenue, encouragée. J’ai repris confiance, ai essayé de progresser, les insomnies ont pris fin. Et puis il y a ma voix, qui me porte, et m’a permis de trouver ma place parmi la bande des gars.

C’est ainsi que plus de 200 fois, j’ai exploré le web pour trouver un sujet qui intéresse nos auditeurs, que je savais toujours plus nombreux. Ils n’ont pas manqué, ces sujets : récupérer ses photos supprimées définitivement par mégarde, installer Firefox à l’époque ou seul Internet Explorer était connu, comprendre comment telle techno allait supplanter l’actuelle et par là bousculer nos usages…

Le temps se déroule si vite dans la planète numérique, qu’il faut bien s’y arrêter parfois pour le comprendre sur un point ou un autre. Alors, pour tout cela, merci à vous tous qui nous lisez et nous écoutez, et rendez-vous dans dix ans pour la 500ème !

Rédigé par Anne Choktsang