La résistance à la crise du marché high-tech aurait de quoi étonner ? Pas du tout : les entreprises de ce secteur répondent peut-être à des besoins fondamentaux de l'être humain.

Par François Seligmann, directeur de projet chez Orange France
Que les princes de la finance se réjouissent, l’idéogramme chinois pour notre terme occidental de crise n’existe pas. Il semblerait que sa représentation picturale soit composée de deux signes, signifiant en schématisant évolution et menace. Alors, en parodiant Nietzsche, faut-il avoir un "chaos en soi pour enfanter d’une étoile qui danse".
Chaos devant ou derrière nous ?
Le secteur des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) va-t-il connaître son chaos ou a-t-il déjà enfanté de son étoile et arrive t-il à la faire danser ? Les projectionnistes nous l’assurent, les NTIC devraient moins souffrir du ralentissement économique qui se dessine que d’autres secteurs de la vie économique. Chanceux que nous sommes !
Affectés à la marge
A les croire et dans une vision grand public, les dépenses des ménages seraient faiblement impactées. L’appel pour savoir où est l’être aimé - le fameux "t’es où ?"-, les chats de l’adolescent, la vidéo à la demande du samedi soir, la dernière version logicielle de Microsoft résisteraient à la crise. Et si derrière ces usages, nous avions tout simplement répondu à des besoins fondamentaux de l’être humain qui ne peuvent être affectés qu’à la marge par une situation macro économique dégradée : communiquer, partager, se divertir, garder en mémoire. Nouvelle la technologie … mais bien ancien l’usage.