L'avènement des humains bioniques n'est plus si lointain. Avec les technologies en préparation dans les laboratoires, l'homme ne gère plus la machine. Il la digère, il l'absorbe : il devient la donnée.

Je ne vais pas vous parler une énième fois des tentatives d'imitation des capacités humaines par les spécialistes de la robotique. Non, il s'agit ici de parler des dernières initiatives pour fusionner l'homme et la machine, pour unir l'homme et l'information. Certes, dans un premier temps, l'usage du corps sera avant tout sécuritaire. Oui, ce n'est pas nouveau : de nombreux fournisseurs s'activent dans le domaine de la reconnaissance de l'iris, de la pupille, des empreintes digitales, du système veineux de la paume de la main et j'en passe. Mais là, c'est l'intérieur de l'homme qui est concerné. L'intérieur, c'est par exemple son ADN. Les techniques mises au point par l'université de Berkeley permettent d'y coder et décoder rapidement de l'information pour un coût raisonnable.
Vérifier l'identité avec des molécules
On peut donc imaginer des "lab on a chip" reliés à un système de transmission sans-fil capables de stocker dans des "gènes" dédiés et de communiquer de façon sécurisée des informations telles que le dossier médical ou des coordonnées bancaires. Toujours dans le domaine de l'ADN, il y a les cartes d'identité biométriques que nous préparent les Emirats Arabes Unis. Avant cela, il y aura des systèmes utilisant les cellules de la peau pour transmettre l'information d'un transmetteur à un récepteur. C'est ce que nous annonce l'Atelier Asie dans un article consacré aux innovations d'une filiale de NTT Docomo.
De la lunette à la lentille
Autre nom en N, l'inévitable Nokia. Comme l'explique Michel Puech à L'Atelier, son concept de téléphone Morph est symptomatique de la fusion opérationnelle des technologies "avec l’existence humaine, à travers le corps humain. Nos téléphones mobiles sont déjà presque des prothèses, fonctionnellement (...). Avec ce concept Morph, on passe de la lunette, dure, froide, externe, à la lentille, chaude, souple, plus transparente encore, c’est-à-dire invisible." Des lentilles souples dont l'Atelier vous narrait les tribulations technologiques il y a quelques semaines. A noter que vous pourrez suivre les évolutions de la biométrie et bien d'autres choses sur notre nouvelle plate-forme de diffusion de contenu, basée sur Netvibes Ginger !

Renaud Edouard-Baraud, responsable éditorial de L'Atelier
 
L'Atelier BNP Paribas