Des chercheurs néerlandais ont recomposé le graphène, matériau du XXIe siècle, grâce à l’impression 3D de bactéries. Une première promesse pour combler de futurs manques en ressources et matière premières.

L’impression 3D se sert de bactéries pour produire de précieux matériaux

Le graphène est le matériau qui fait rêver nombre d’entrepreneurs en raison de ses qualités. Résistance, finesse, flexibilité, transparence et conductivité font partie de la longue liste de ses qualités. Le secteur de l’électronique est friand de ce « supermatériau » puisque le graphène compose smartphones, ordinateurs, et autres tablettes qui nous entourent. Objet de convoitise, on peut supposer qu’à terme un tel matériau, comme nombre de ressources qui l’ont précédé, pourrait venir à manquer, à l’intérieur des smart cities.

Une équipe de chercheurs néerlandaise, issue de l’Université de Technologie de Delft et rassemblée autour du docteur Anne Meyer, a réussi à produire du graphène grâce à l’impression 3D standard de bactéries. « Depuis plusieurs années, les individus ont utilisé les bactéries en chimie comme pour les antibiotiques. Se servir de bactéries pour construire des matériaux est une nouveauté. L’un des grands avantages de l’utilisation de bactéries est qu’elle est facile, peu chère et écologique. »  C’est ainsi qu’un mélange d’algues, de calcium et de bactéries a pu recomposer ce fameux graphène. L’impression 3D démontre sa capacité à bouleverser le monde industriel. La découverte du docteur Meyer est majeure dans les champs de la science et de la technique et promet de pouvoir combler le manque de ressources à venir. A noter que cet usage de l’imprimante 3D suscite également l’intérêt de l’industrie aérospatiale pour imprimer outils et nourritures sur Mars grâce à ces êtres vivants microscopiques.

Rédigé par Laura Frémy
Journaliste