L’informatique dans un nuage de lait

Aujourd’hui, je veux vous parler d’une corporation surannée : les livreurs de lait.

A moins d’avoir bien connu René Coty, vous faites - comme moi - sans doute partie de ceux qui considèrent cette profession comme mythologique. Pas dans le sens où elle bouleverse notre imaginaire, mais plutôt parce qu’on aurait tendance à en situer le dernier représentant sous Henri IV (amateur de lait s’il y en eût). Un peu comme les mineurs de charbon ou les crieurs sur la voix publique.

Revenons à nos moutons. A nos vaches en l’occurrence puisqu’il s’agit de lait (je sais qu’on fait du lait de brebis, mais je le digère très mal alors voilà). Qui d’autre que nos amis anglais pouvaient ainsi nous amener à parler de livreurs de lait dans un blog consacré aux nouvelles technologies ? Personne. Ils sont plus de 60 % à considérer la livraison de lait comme le summum de l’esprit communautaire, et pourtant aussi tentant que ce soit je ne vous parlerai pas de Facebook. N’insistez pas.

By Jove, mon cher Francis, mais venez-en au fait ! Le voilà : pour fêter le 150ème anniversaire de la profession (du coup on remplace Henri IV par Elisabeth II, qui elle a très bien connu René Coty), les milkmen britanniques passent au numérique. My goodness...

Oui, sur www.milkandmore.co.uk, il sera possible aux heureux grands bretons de commander plus de cent cinquante produits de base, en plus de se faire livrer le lait.

Ca y est, la Grande Bretagne découvre la livraison à domicile. God save the Queen...

Rédigé par Nathanaël Vittrant