Le partenariat d’IBM et d’H&R Block ajoute une compétence à l’intelligence artificielle Watson : la fiscalité.

L’intelligence artificielle, conseiller fiscal en devenir

Watson d’IBM porte bien son nom puisqu’il a tout du compagnon de Sherlock Holmes : investigations, analyses, déduction,  diagnostic médical… Les démarches intellectuelles de toutes sortes ne lui sont pas inconnues. Et pourtant l’intelligence artificielle a aujourd’hui d’autres cordes plus pragmatiques à son arc. Fiscales notamment. La juridiction fiscale n’a pas la réputation d’être aisée et promet bien des déconvenues aux entreprises qui n’y prêteraient pas l’attention la plus rigoureuse : perte de temps, d’argent, sanctions fiscales…

IBM a noué un partenariat avec H&R Block pour mêler l’expertise fiscale de l’entreprise avec les compétences cognitives de Watson, programmé pour mémoriser les 74 000 pages du code fiscal américain, et comprendre en profondeur les subtilités de son langage. De plus, son apprentissage constant lui permet d’être en phase avec une législation en perpétuelle évolution. Fort de ces entretiens avec le collaborateur d’H&R Block, Watson, dans un futur proche, pourra payer les taxes des entreprises,  réaliser leurs déclarations d’impôts, et optimiser leur fiscalité selon les besoin et les profils. Des économies d’argent à la clé. Ce partenariat a vu le jour à la demande d’H&R Block pour proposer une « expérience retail nouvelle aux contribuables. » Plus personnalisée, pourrait-on ajouter.

Nouvel enquêteur fiscal, Watson traquera donc les déductions… d’impôts. Mais avant que Watson ne prenne les habits d’un conseiller fiscal, une toute autre question fait actuellement débat dans l’espace médiatique et juridique : A quand la taxe-robot et celle sur l’intelligence artificielle ?

Rédigé par Laura Frémy
Journaliste