Alors que la première phase d'enregistrement des noms de domaines en .eu a remporté un grand succès, la deuxième phase a été lancée hier. Jusqu'à maintenant, seuls les détenteurs de marques...

Alors que la première phase d'enregistrement des noms de domaines en .eu a remporté un grand succès, la deuxième phase a été lancée hier. Jusqu'à maintenant, seuls les détenteurs de marques nationales ou communautaires, les organismes publics et les indications géographiques et appellations d'origine étaient en droit de faire une demande d'enregistrement de nom de domaine en .eu. Lors de la deuxième phase, ils sont rejoints par les détenteurs de noms commerciaux, de sociétés et de titres distinctifs des œuvres littéraires et artistiques protégées.
 
Selon EURid, 131 000 noms de domaines ont fait l'objet depuis le 7 décembre. En restera-t-il pour les autres ? Evidemment. Cependant, la procédure de lancement du .eu a été particulièrement régulée pour éviter le cybersquatting. Comme le 7 décembre, la règle du "premier arrivé, premier servi" est de mise pour la deuxième phase d'enregistrement.
 
Indom, un registrar français - le premier à avoir été accrédité par EURid en France- propose de vérifier en direct si le nom qui vous intéresse est déjà enregistré. Il faut pour faire cette vérification se rendre sur le site Internet d'Indom.
 
Le 7 avril, enfin, la troisième phase d'enregistrement sera ouverte. A ce moment-là, plus aucune contrainte n'existera sur le nom que l'on souhaite faire enregistrer. Ainsi, n'importe qui pourra faire enregistrer n'importe quel nom s'il n'est pas déjà attribué. D'après Domaineinfo, 262 000 demandes ont été enregistrées hier pour 192 000 noms de domaines, lors de la première journée de la deuxième phase.
 

Cybersquatter
 
Un cybersquatter est un internaute qui achète le nom de domaine correspondant à une marque, à une célébrité ou à un produit pour le détourner. Le cybersquatter peut vouloir drainer la clientèle d'une marque vers son site en proposant des produits concurrents. Il peut utiliser le nom d'une personne connue pour vendre du contenu pour adulte ou autre détournement.
 
Un cybersquatter peut aussi s'emparer d'un nom de domaine pour le revendre au propriétaire de la marque. Par exemple, si le propriétaire de "marque" a acheté le nom de domaine marque.com, le cybersquatter s'empare de marque.net ou marque.org. Comme beaucoup de ses clients seront drainés par les moteurs de recherches vers le site du cybersquatter, le propriétaire de la "marque" va chercher à le racheter.
 
Le cybersquattage est très répandu. L'un des exemples les plus connus est celui de whitehouse.org. Le site officiel de la Maison Blanche est whitehouse.gov. Des cybersquatters hébergent sur whitehouse.org une parodie du site officiel de la Maison Blanche.
 
Le cybersquatter est devenu une considération importante pour les personnalités. Ainsi, la famille royale espagnole a acheté, la veille de la naissance de l'infante, les noms de domaines qui comprenaient son futur prénom puisqu'ils étaient les seuls à en avoir connaissance.
 
Le lancement du .eu en décembre 2005 a d'ailleurs été conçu pour éviter le cybersquatting. Ainsi, la première phase d'enregistrement des noms de domaine ne concernait que les propriétaires de marque et les instances publiques. Cependant, les victimes du cybersquatting ont des moyens de recours devant la justice.
 

 
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(Atelier groupe BNP Paribas - 08/02/2006)