Deuxième journée de notre Lex dédiée à l’e-Santé. La matinée sera consacrée au Quantified Self, ou “automesure,” une pratique qui a désormais dépassé le cadre strictement personnel et prend la forme de programmes de bien-être en entreprise.

Learning Expédition e-Santé Jour 2:  l’automesure sous toutes ses coutures

Le Quantified Self s’est initialement développé au sein de groupes de geeks un peu perchés, mordus de science et de gadgets technologiques. D’épiphénomène, le Quantified Self est pourtant entrain de devenir tendance grand public. De plus en plus de services de bien-être, ou d’entreprise, misent eux aussi sur l’automesure pour améliorer et modifier au long terme les habitudes de vie des utilisateurs.

Pour entamer la journée, nous nous rendons Downtown San Francisco, dans les locaux de Basisune startup dont la montre truffée de capteurs et de senseurs permet à l’utilisateur de mesurer tous les aspects de sa vie quotidienne - activité physique, pouls, chaleur corporelle, transpiration, sommeil, etc. D’après Marco Della Torre, VP Product Science, la plupart des appareils de quantified self ne se spécialisent que dans la mesure d’un aspect de la vie quotidienne: les podomètres comme Nike Fuel permettent de compter les pas, Zeo et Wakemate s’attaquent au sommeil, Lift et Fitocracy se concentrent sur le changement de comportement, d’autres encore se consacrent à la nutrition, au régime, aux entrainements sportifs, etc. MyBasis, en revanche, mesure tout, sans friction, et propose trois modes de visualisation différents des données collectées. Pour les adeptes de Quantified Self, des visualisation extrêmement détaillées de ses données pour chaque journée; un feed d’information qui résume les performances et mesures de l’individu pour un aperçu rapide de ses résultats; et un tableau de bord de “behavior change” qui propose différents conseils pour améliorer certains points, et mener un mode de vie plus sain au long terme. Le tout accessible via l’application mobile ou web du service. Au coeur de l’identité de Basis, le design, fondamental pour l’adoption par les utilisateurs de ces appareils en général peu esthétiques et moyennement pratiques à porter.

Keas, notre seconde visite de la matinée, se concentre également sur l’adoption de comportements plus sains au long terme, mais avec une approche B2B.Keas a développé un programme de bien-être qui s’adresse aux employés. Le programme, qui intègre de nombreux éléments de gamification, s’articule autour d’un système de points censés refléter le mode de vie plus ou moins sain de l’employé (activité physique, connaissances en matière de nutrition, gestion du stress, etc.) L’entreprise peut récompenser ses employés lorsque ceux-ci montrent de belles performances, par exemple sous forme de coupons, ou de simples récompenses financières. D’après Colleen et Eleanor qui nous reçoivent, ce programme a également des répercussions positives sur les employés, qui se mettent volontiers à discuter de leur alimentation, s’encouragent à faire des pauses au travail pour marcher ensemble, etc.

Il va sans dire qu’après une matinée consacrée au bien-être, c’est à pied que nous nous rendons sur le lieu du déjeuner, et que nous mangeons tous léger. Les burgers, ce sera pour demain!