Un traqueur de gadget est un gadget avant tout. La preuve en concept.

I left my wallet in El Segundo ? Non, ce n'est plus possible

Alors groupe de rap aux influences jazifiées, The Tribe Called Quest avait publié sur vinyl, je suppose, un titre baptisé I left my wallet in El Segundo. Vous me direz que nous ne sommes pas sur un site consacré à la culture hip-hop, et vous aurez raison, je vous l'accorde à regret. Si j'en parle, c'est que cela est en lien avec les technologies de l'information et de la communication, puisqu'il s'agit d'un dispositif inutile du type gadget qui a un rapport avec la susnommée bourgade californienne. La start-up y est basée. Dans une sorte de mise en abyme chère aux Inrockuptibles il y a quelques années, le gadget est un gadget traqueur de gadgets. 

Comment cela marche t-il ? Pour la faire courte et fainéant :  "The Gadget Hound uses a multi-button transmitter with corresponding tiny receivers less than the size of a quarter that conveniently attaches to any object and emit a loud sounding alarm to pinpoint any object's exact location". Il est possible de marquer une étiquette devant chaque bouton. Comme il y en a six - ou quatre selon les illustrations, de boutons, c'est assez rapide. Pour les multiétourdis, il faut acheter deux Gadget Hound. Pour ceux qui atteignent 2 Gadget Hound, il faudrait peut être penser à équiper les Gadget Hound de Gadget Hound, afin de les retrouver en cas d'oubli momentané de leur localisation spatiale.

Mais encore faut-il que le concept sorte de terre? Pour cela, donnez des sous. Ici.

Rédigé par Renaud Edouard-Baraud
Directeur général de L'Atelier BNP Paribas Asia