L'administration Bush vient de solliciter l'adoption d'une nouvelle législation en matière de site à caractère pornographique. The Child Pornography and Obscenity Prevention Amendments of 2006...

L’administration Bush vient de solliciter l’adoption d’une nouvelle législation en matière de site à caractère pornographique. The Child Pornography and Obscenity Prevention Amendments of 2006, nom de la proposition de loi, consisterait à prévenir l’arrivée par inadvertance sur ce type de sites.
 
Elle sanctionnerait jusqu’à 5 ans de prison les gestionnaires de site X s’ils ne font pas mention, par un message explicite, du contenu à afficher. Ce serait à la Federal Trade Commission d’éditer le message adéquat.
 
Une deuxième série de sanctions frappera ceux qui auront trompé les visiteurs avec des mots clefs dans le code source de la page. Enfin, une troisième peine punirait ceux qui affichent du contenu sexuellement explicite dès la page de garde, sans aucune action du visiteur.
 
Pour différencier le site pornographique et celui non soumis à cette loi l’administration Bush, a déjà sa petite idée sur la question…  Un site sexuellement explicite est celui qui va des photos les plus crues aux gros plans sur des zones génitales, même habillées.
 
La proposition intervient alors qu’un peu plus tôt, l’administration Bush a pesé de tout son poids pour faire tomber le domaine .XXX, pourtant sur le chemin de la reconnaissance auprès de l'Icann.
 
Depuis plusieurs mois, l'administration Bush, inspirée par le lobby du Familier Research Council, refuse ce quartier rouge virtuel, ses détracteurs estimant risqué de voir "les maisons, bibliothèques et la société submergées de pornographie à travers les domaines xxx." L’analyse est contrecarrée par les partisans du xxx, qui au-delà de l’intérêt économique, estiment qu’un tel domaine permettrait de filtrer au mieux les sites coquins.
 
Dans le même temps, une nouvelle organisation destinée à combattre la pédophilie sur l'Internet a été mise en place en Grande-Bretagne. Le Child Exploitation and Online Protection Centre (CEOP, centre sur l'exploitation des enfants et la protection de l'internet), fera coopérer les forces de l'ordre, les professionnels de l'Internet et les associations de protection de l'enfance.
 
Le CEOP qui aura un budget de 5 millions de livres par an et sera dirigée par un responsable de haut rang de la police, Jim Gamble, va mettre en place des systèmes permettant de retrouver la trace des pédophiles. La CEOP envisage également de publier sur l'internet les photographies des pédophiles en fuite.
 
Plus conscient du phénomène, le public rapporte davantage à la police l'existence de sites pédophiles, dont le nombre a fortement augmenté. La police a reçu 23658 informations l'an dernier (en hausse de 78%), dont 6128 ont été jugés avoir un contenu illégal.
 
Le but n'est pas seulement répressif. La prévention et le suivi des victimes sont aussi au programme. Le CEOP veut faciliter l'identification des victimes et de les diriger vers des organisations pouvant les aider. L'organisation entend aussi travailler avec les industriels du secteur pour que les nouveaux produits intègrent des protections pour les enfants, comme le réclament les associations.
 
Plus de 8 millions de mineurs ont accès à l'Internet au Royaume-Uni et un tiers de ceux qui l'utilisent plus d'une fois par semaine disent avoir reçu des messages sexuels importuns.
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 25/04/2006)