Si demain la femme ou l'homme est machine, ou l'inverse. Qui perdra connaissance en premier ?

La machine, l'homme.. et leurs cerveaux.

Machine machine machine... Nous ne vous parlons que de ça. Mais au-delà de la machine, se trouve la perception des informations, et leurs possibles interprétations chez l'homme qu'il faut prendre en considération. Comme par exemple le développement de scénarios, et l'imagination.

Aujourd'hui je ne vous parlerai pas de prédisposition sociale à l'information ni de réception sélective mais bien de votre cerveau. Enfin quand je dis "je", il s'agit davantage de mes impressions qui ont suivi l'intervention de Lionel Naccache la semaine dernière à l'Université du SI (avec des "si", vous allez me dire...).
Le docteur Naccache est docteur en neurologie et chercheur en neurosciences de la cognition. Un DSI du cerveau, pour les profanes. Lors de la conférence intitulée "Perdrons-nous connaissance ?" (étant également le titre de son dernier ouvrage), il a réintroduit la vieille idée que la connaissance est certes une expérience riche, mais qui peut véhiculer des dangers. Alors qu'en est-il dans notre société d'information ? Quelle question se poser en premier ? Celle de l'abondance, ou du sujet ? Peut-être celle qu'en s'inspirant des cerveaux humains, les machines se mettront un jour en danger, et pourquoi pas à souffrir de troubles neurologiques.
En se posant la question du sujet, Lionel Naccache explique que quand ce dernier rencontre un objet - une information -, il en ressort modifié car de manière impressive, l'organisme produit du sens et de la croyance. Fort heureusement allez-vous me dire, sans quoi autant arrêter de lire ici.


Un exemple donc pour nous distraire : dans le cerveau, c'est l'hémisphère gauche qui contrôle le langage et du fait du croisement des nerfs optiques, si l'œil droit est mobilisé, l'hémisphère gauche sera sollicité. Mais rassurez-vous, nos deux hémisphères communiquent et les informations sont transmises de l'un à l'autre. Hors, certains patients atteints du syndrome de Gazzaniga n'ont pas cette faculté. Dans une expérimentation, un médecin à ainsi ordonné à un patient de sortir. Celui-ci a obtempéré, et quand on lui a demandé pourquoi il est sorti, il a répondu "Je sors, j'ai soif". D'autres maladies décrites par le médecin soulignent la complexité du cerveau et l'implication qu'ont les informations dans les systèmes cognitifs.  


Autant vous dire que les procédés algorithmiques basés sur les sciences cognitives laissent place à différentes interprétations. Peut-être que le mythe de la révolution des machines n'en est pas tant un, et que dans un scénario d'anticipation pure, les failles neurologiques humaines pourraient être à l'inverse substituées par des organismes électriques. Ou peut-être qu'en demandant demain à nos machines de produire la lumière, elles nous plongeront dans l'obscurité.


Ceci était un message à caractère informatif, fort d'imagination, je vous rassure.

Rédigé par Hugo Sedouramane