Marier magie et technologie ou quand les arts du cirque se réinventent en numérique.

La magie des drones, numéro d’un cyberillusionniste

Lors de l’événement Leade.rs qui s’est déroulé les 11 et 12 avril 2017 à Paris, un numéro d’illusionniste a été présenté au public. Ni lapin, ni colombe, ni foulard, ni encore coffre-fort ne sont venus composer la scénographie du tour de magie. A la place, de petits drones lumineux voletaient autour de l’artiste. Par la voix, et par le mouvement de ses membres, le magicien donnait ainsi l’illusion de les commander de concert, dans un ballet acrobatique.

Cette performance a été celle de Marco Tempest qui se définit lui-même comme  un cyber -illusionist, ce prestidigitateur  des temps modernes : « Pour moi, l’imagination est plus grande que la raison. Il y’a toujours eu derrière  chaque numéro d’illusionniste, une technique. Aujourd’hui c’est la technologie et le rôle du magicien est de réussir à masquer cette technologie. Je souhaitais créer grâce à elle, une nouvelle expérience poétique, un storytelling magique. »

Marco Tempest a créé sa propre start-up Magic Lab qui a été pensé comme le laboratoire de l’illusion contemporaine : robots, écrans, cartes virtuelles sont les accessoires déconcertants d’un art qui a souvent été l’oublié des industries culturelles. Au-delà de l’anecdote divertissante, cette performance atypique n’en est pas moins le reflet de la transition numérique des arts du cirque, qui font peau neuve. Et surtout que la technologie n’en finit pas d’inspirer l’art. L’art, le commerce.

Rédigé par Laura Frémy
Journaliste