On connaissait l'agrégation de fichiers musicaux, le mixage d'applications web et la fusion-food. Le futur de la santé passera lui par l'hybridation électronique...

On connaissait l'agrégation de fichiers musicaux, le mixage d'applications web et la fusion-food. Le futur de la santé passera lui par l'hybridation électronique.
 
Les capteurs répondent-ils à tous les besoins? Non, répond Sabrina Nefti, étudiante en ECS Master of Engineering de l'université de Southampton. Dans le cadre de la surveillance de l'activité d'une personne, un capteur rapporte que le robinet est ouvert, mais pas que le ou la surveillé(e) se lave les mains. Aussi faudra t-il construire un système qui fusionne étiquettes RFID, système infrarouge et module acoustique pour que la supervision soit efficace. Voilà qui fera bondir Michel Alberganti, qui apparaîtra samedi prochain dans l'Atelier Numérique pour son livre "Sous l'œil des puces: La RFID et la démocratie".
 
"Du sans-contact au sans-conscience"
© Jean de Chambure
 
Dans ce dernier, le journaliste du Monde et de France Culture tente de lancer le débat sur l'utilisation massive des systèmes d'identification par radiofréquence. L'auteur, qui reconnaît leurs bienfaits potentiels, leur reproche d'actionner les objets environnants sans que nous en ayons conscience. Ce, contrairement à la biométrie qui demande une action réfléchie. Pourtant, c'est bien sur la déficience de volonté ou de capacité physique que compte la jeune étudiante anglaise. Heureusement, sa construction théorique se destine non pas à surveiller des citoyens lambda, mais à aider les personnes âgées dans leur vie de tous les jours
 
Tous les mécanos sont imaginables
 
"Le nombre de citoyens de plus de 65 ans au Royaume-Uni va passer de 9,3 millions à 16,8 millions dans les cinquante ans qui viennent", explique t-elle. Mais quel dommage de se cantonner à une seule catégorie ! En ajoutant une fonction de synthèse vocale au mécano de Sabrina Nefti, l'on pourrait prendre à partie les praticiens hospitaliers qui ne respectent pas les mesures d'hygiène. En mettant le tout au service de l'apprentissage du piano, il serait possible de reprendre les élèves qui n'ont pas le toucher adéquat. Seul regret: rien n'est encore disponible pour stopper les élucubrations futuristes.
 
Renaud Edouard-Baraud
Responsable éditorial