Le Mouvement des entrepreneurs de France (Medef) vient de lancer une campagne de la dernière chance pour sensibiliser les PME au problème du bogue de l'an 2000. Chargé de la coordination an 2000 au ...

Le Mouvement des entrepreneurs de France (Medef) vient de lancer une campagne de la dernière chance pour sensibiliser les PME au problème du bogue de l'an 2000. Chargé de la coordination an 2000 au Medef, Alain Vidart affirme "le passage à l'an 2000 représente un risque pour votre entreprise". Des réunions seront organisées dans les 167 Medef territoriaux "nous voulons faire comprendre qu'il ne s'agit pas d'un problème purement informatique, mais que le risque économique est réel". En effet, de nombreux chefs d'entreprise semblent encore sous-estimer l'importance de cet évènement. Selon Alain Vidart, 1 à 1,2 million d'entreprises françaises employant entre 100 et 1 000 personnes sont concernées. Par ailleurs, selon une enquête récente réalisée par BVA pour le compte de l'éditeur de logiciels Sage, près de 86 000 entreprises ne seraient pas prêtes à passer ce cap en France. La réflexion du chef d'entreprise doit porter, pour le Medef, sur quatre points essentiels : rechercher le défaut d'installation, réfléchir à la défaillance éventuelle d'un client ou d'un fournisseur, hiérarchiser les problèmes pouvant survenir -vitaux, importants, non urgents- et établir un plan de sauvegarde, de "survie" pour pallier tout imprévu. Le Medef fait également pression auprès des pouvoirs publics, notamment de l'inspection du travail, pour que des dérogations à la réglementation sur les heures supplémentaires et le travail du week-end soient accordées durant les mois de décembre 1999 et janvier 2000. Ce traitement spécial s'ajouterait aux mesures fiscales dont bénéficient déjà les entreprises, afin de permettre aux retardataires de gérer ce dossier avec plus de facilité. (La Tribune - Le Figaro - Le Parisien - 9/04/1999)