C'est le printemps et les applications bourgeonnent, en particulier au DEMO. Mais comme on a pu le voir en terres texanes, l'heure est surtout au retour d'expérience.

Financement de projets, formation de communautés, réseautage sur mobile, web sur télévision. Voilà quelques-uns des projets présentés à la conférence printanière de DEMO. Pas grand-chose qui n'ait pas déjà été vu, vous pourrez me dire. C'est vrai. Et c'est un petit peu ce qui caractérise le début de l'année 2010. Les innovations ne sont pas bouleversantes, et c'est peut-être ce qui les aidera à rentrer dans les mœurs des entreprises. Et surtout dans celles des grands groupes. C'est ce qui a marqué la délégation francophone qui a couvert le salon interactive du South By South West (SXSW), dont L'Atelier faisait partie.

Prise en main des médias sociaux par le service client

Au programme de cette grand messe - bizarrement méconnue du grand public -, du retour d'expérience, du partage de meilleures pratiques. Certes, quelques annonces (Twitter, AOL...), mais rien de transcendant. Non, ce qui a marqué, c'est la grande maturité des entreprises face aux médias sociaux. Maturité peut-être feinte, mais alors, quel talent ! Ce que j'y ai appris était fort simple : prise en main des outils sociaux par le service clients, briques de base pour communiquer sur ces canaux de façon ludique, stratégie à adopter pour faire financer ses projets par "la foule", pièges à éviter pour faire exécuter ses projets par cette même "foule".

Gowalla, DisMoiOù, FourSquare

Alors certes, tout n'est pas au point. Il reste beaucoup de choses à faire d'un point de vue conceptuel et technique pour arriver à maîtriser les flux issus de nos activités en ligne - les fameux activity streams. Une complexité aggravée par le succès des services de géopartage comme Gowalla, DisMoiOù ou FourSquare, qui font jaillir des flots de données issus de nos déplacements dans l'espace numérique. Heureusement pour notre activité de veille, il existe encore des domaines qui n'en sont encore qu'au stade des prémisses. Pour n'en citer qu'un, qui fera polémique : le neuromarketing, qui vise à exploiter les réactions de nos neurones face à des produits ou des services.