Le torchon continue de brûler entre la Commission européenne et Microsoft. La semaine dernière, le porte-parole de la Commission européenne Jonathan Todd déclarait que l'institution avait ''de...

Le torchon continue de brûler entre la Commission européenne et Microsoft. La semaine dernière, le porte-parole de la Commission européenne Jonathan Todd déclarait que l'institution avait "de sérieux doutes sur l'application par Microsoft du remède d'interopérabilité" exigé par la Commission en mars 2004. Celle-ci précisait alors que si ces doutes venaient à se confirmer, ils pourraient coûter à Microsoft 5 % de ses ventes mondiales quotidiennes , par jour de non-respect du remède imposé.

Voilà un an maintenant que la Commission européenne a exigé de l'éditeur qu'il fournisse des informations à ses concurrents pour que ceux-ci puissent rendre interopérables leurs produits avec le système d'exploitation Windows. L'institution a désigné un mandataire chargé de juger que Microsoft met bien en application les mesures qui lui ont été imposées.

L'éditeur a exigé un droit de veto sur les questions que le mandataire en question pourrait exiger. Une requête purement et simplement inacceptable pour la Commission, qui précise que dès lors que ce droit de veto s'appliquerait, les précisions de l'expert mandaté seraient totalement biaisées. L'Europe a donc rejeté hier cette exigence venue de Redmond et a adressé une missive à l'éditeur dans laquelle elle exige qu'il change d'avis sous une dizaine et qu'enfin il se conforme à la bonne application des remèdes imposés.

(Atelier groupe BNP Paribas - 24/03/2005)