L'important, c'est de participer, a déclaré en substance Mario Monti. Malgré tous les efforts déployés par le CEO de Microsoft et son conseiller juridique Brad Smith pour tenter d'infléchir la...

L’important, c’est de participer, a déclaré en substance Mario Monti. Malgré tous les efforts déployés par le CEO de Microsoft et son conseiller juridique Brad Smith pour tenter d’infléchir la décision du commissaire européen chargé de la concurrence, ce dernier a annoncé ce matin qu’il saluait « l’esprit constructif et coopératif » du numéro un mondial des logiciels, tout en confirmant qu’il n’y aura pas d’accord avec Microsoft.

La firme de Redmond avait pourtant proposé d’imposer aux constructeurs informatiques qui fournissent des ordinateurs administrés sous Windows XP, d’intégrer systématiquement des logiciels de lecture multimédia concurrents de Windows Media Player, à l’instar de Quicktime (Apple) ou RealOne (Real Networks). Mais le commissaire a souhaité créer « un précédent fort » sur le sujet, afin de mieux servir « la concurrence et les consommateurs en Europe ».

La décision officielle sera détaillée le 24 mars prochain par la commission, mais Mario Monti a dès lors insisté sur l’échec des négociations et en a révélé en partie les conséquences : une amende imposée au géant du logiciel. C’est toutefois mieux qu’une obligation de rendre publique une partie du code Windows XP : celle qui permet d’intégrer automatiquement le logiciel Windows Media Player et le navigateur Internet Explorer au fameux système d’exploitation. Certains spécialistes affirment déjà que la décision de Mario Monti pourrait faire école dans d’autres parties du globe…

(Atelier groupe BNP Paribas – 18/03/2004)