Au mois de mars, le commissaire à la concurrence Mario Monti impose de lourdes sanctions au géant du logiciel Microsoft : une amende record de 497 millions de dollars, la commercialisation de son...

Au mois de mars, le commissaire à la concurrence Mario Monti impose de lourdes sanctions au géant du logiciel Microsoft : une amende record de 497 millions de dollars, la commercialisation de son système d'exploitation Windows sans le logiciel Media Player et la fourniture d'informations sur ses produits et protocoles à ses concurrents sur le marché des serveurs.

Microsoft s'est plié bon gré mal gré à la première sanction : au début du mois de juillet, l'éditeur payait l'amende de 497 millions d'euros à la Commission européenne. Mais la firme de Redmond refuse absolument de livrer des informations sur ses systèmes d'exploitation à des tiers et d'ôter le Media Player.

C'est la raison pour laquelle Microsoft est aujourd'hui à Luxembourg, où il doit plaider sa cause devant le tribunal de première instance de l'Union européenne. Toute la journée, l'éditeur devra exposer des arguments en ce qui concerne l'interopérabilité de son système d'exploitation. Demain, Microsoft passera au second volet de la procédure, qui concerne plus son logiciel multimédia.

Il y a peut-être peu de chances que Microsoft remporte la bataille. Mais la question n'est pas là. La firme de Redmond sait qu'elle peut faire traîner la procédure pendant des mois, voire des années, en portant par exemple l'affaire devant la Cour Européenne de Justice. La Commission européenne a déjà consacré cinq ans à son enquête sur le dossier Microsoft, avant de condamner l'éditeur. Alors un an de plus, un an de moins…

(Atelier groupe BNP Paribas – 30/09/2004)