Je n'y croyais plus, à vrai dire. Parler de publicité, de marketing lié au lieu de l'utilisateur me paraissait plus une mythologie type web sémantique qu'une réalité. Raté. Avec Anne Bezançon, j'ai redécouvert le concept. Nous l'avons retrouvé dans les bureaux, un fantastique... loft/bateau/cathédrale de 1020. Là, c'est de la techno, pas du service. Enfin disons que les brevets portent sur de la techno dans les couches réseau. Il s'agit de repérer des utilisateurs de mobiles, de mobiles à SMS ou des mobiles évolués, et de leur envoyer des messages de leurs marques. Marques auxquelles ils auront au préalable indiqué qu'ils souhaitent suivre les promotions, les messages.

Quand le mobinaute se retrouve dans une enceinte délimitée, son téléphone envoie son identifiant et ses caractéristiques de configuration (internet, pas internet, etc.). Placecast les repère et leur envoie des informations, si c'est la marque qu'ils désiraient suivre. L'application est capable de créer à la volée des images "plates" dans lesquelles sont insérées des adresses qui sont les plus proches de l'utilisateur. Bref, pas facile à imiter. Ce qui explique que les investisseurs aient choisi de leur injecter 5 millions de dollars, que le New York Times leur consacre un article.

Et Anne là dedans ? Elle vient du groupe Perdriel, quand l'éditeur du Nouvel Obs, de Challenge et de Sciences & Avenir s'illustrait dans les services sur Minitel, et s'est installée dans la Silicon Valley il y a plus de quinze ans. Et elle est passionnée. Un vrai bonheur pour les interviews.

Rédigé par Renaud Edouard-Baraud
Directeur général de L'Atelier BNP Paribas Asia