L'IT Job Board rappelait récemment qu'en Europe, le secteur technologique est encore souvent une affaire d'homme. Au Kenya, c'est pareil.

"Il y a peu de femmes spécialisées dans les technologies, et une partie de celles qui le sont quittent le secteur faute de débouchés", m'a confié Linnet Kwamboka, serial responsable de projets (production manager de Make Affair Africa, responsable du réseau GeekMates...). Ou alors c'est le pays qu'elles quittent, pour aller se faire embaucher ailleurs. D'où l'initiative d'une demi-douzaine de geekettes, Linnet y compris, et qui viennent de lancer Akirachix. Une communauté qui vise à encourager celles qui sont dans le milieu à y rester et prouver aux jeunes femmes qui aimeraient s'engager sur cette voie que celle-ci peut être porteuse. "Le secteur high-tech se porte très bien et représente de nombreuses opportunités, il faut juste trouver les moyens d'avoir nous aussi une plus grande part du gâteau !". Car pour le moment, la plupart des start-up sont menées par des hommes, et les femmes souvent confinées à des postes de moindre importance. Et ce, malgré des qualifications souvent équivalentes.

L'initiative est jeune : une quinzaine de jours, et les idées encore fraîches. Selon Linnet, Akirachix permettra aussi d'utiliser la technologie pour aider des femmes à la tête d'entreprises de toutes sortes dans leur stratégie. Mais aucun projet n'a encore été véritablement décidé.

Pour la petite histoire, le nom a été choisi en rapport avec le mot japonais Akira, qui signifie "intelligence" (oui, c'est aussi le nom d'une héroïne de manga, on sait). Et le groupe est ouvert à toute jeune femme déterminée "to make it". Rassurez-vous messieurs, il ne s'agit pas d'une initiative féministe. Les hommes y sont les bienvenus. C'en est d'ailleurs un qui a fait le logo du groupe.

Rédigé par Mathilde Cristiani
Head of Media