En à peine plus d'une année, le nombre de produits de grande consommation basés sur des nanotechnologies a doublé aux USA. Tous les secteurs industriels sont concernés...

En à peine plus d'une année, le nombre de produits de grande consommation basés sur des nanotechnologies a doublé aux USA. Tous les secteurs industriels sont concernés.

Le nombre de produits destinés au grand public et intégrant des nanotechnologies a plus que doublé entre mars 2006 et juin 2007. Selon les estimations bâties par le Wilson Center's Project on Emerging Nanotechnologies (PEN), 475 biens de consommation seraient basés sur des techniques utilisant ces matériaux ou systèmes miniaturisés, vivants ou mécaniques. Le centre américain responsable de l'étude estime que les nanotechnologies sont maintenant présentes aussi bien dans les vêtements que les cosmétiques, la literie, la bijouterie et les équipements sportifs, les produits de nutrition ou de bien-être.

Les nanotechnologies, stars des implants

Pas étonnant qu'elles soient aussi à la mode chez les dentistes. C'est en tout cas ce que nous révèle l'institut américain Millennium Research Group dans une de ses analyses "détaillées", titrée US Markets for Dental Implants 2007. Ce rapport révèle que les nanotechnologies créent actuellement un buzz dans ce vaste marché qu'est l'implant dentaire, et que les principaux fournisseurs s'y mettent les uns après les autres. L'étude de Millenium Research prouve aussi - si besoin était - qu'il ne suffit pas de disposer d'un bon produit, mais qu'il faut aussi savoir lui donner un nom. Ainsi, le fournisseurs américain 3i a baptisé le sien NanoTite, alors que son concurrent Straumann a nommé son produit SLActive. On devine sans peine quelle marque le grand public associe aux matériaux miniaturisés.
 

Formule blancheur contre réussite sociale

Quoi qu'il en soit, les nanotechnologies utilisées sur les implants ont un avantage certain : elles diminueraient de moitié le temps de cicatrisation et amélioreraient l'intégration de l'implant dans l'os de la mâchoire. Pour le patient, c'est enfin la certitude d'oser sourire, avec des dents d'un blanc éclatant. Anodin ? Pas du tout. Dans 58% des cas, les chances d'être embauché sont plus élevées avec des dents blanches. Ou plus précisément avec des dents blanchies chimiquement (*). Un pourcentage qui est de 53%, quand il s'agit de savoir si les patients ayant subi cette intervention sont plus susceptibles de percevoir un plus gros salaire. "Visible à soixante mètres, c'est sur le sourire que se focalise le regard des autres, s'ébaubie le Dr. Dacher Keltner, psychologue du sourire à l'Université de Berkeley en Californie. Il est révélateur de notre chaleur, de notre confiance en nous et de notre santé". Pour résumer : les nanotechnologies facilitent l'embauche. CQFD.
(*) Etude impartiale financée par Crest Whitestrips, qui commercialise des produits pour blanchir les dents.
 
 
Renaud Edouard-Baraud
Responsable éditorial de L'Atelier