Voilà un prototype de traduction instantanée qui aurait pu intéresser mon voisin lors de la conférence en « anglais technique » sur Pixar Renderman (la branche technologique des studios Pixar) du 10 novembre dernier. Organisée par Paris ACM Siggraph, c’est Dylan Sisson de Pixar Renderman, créateur de l’adorable walking teapot, qui a livré son témoignage sur l’utilisation des Shading and Lighting utilisés dans le dernier film d’animation Pixar « Up », « Là-haut » pour nous autres gaulois.

Cela aurait pu également m’être d’un grand secours au pays du soleil levant, m’évitant ainsi d’utiliser une méthode à l’allure moyenâgeuse, consistant en la recherche d’un mot de vocabulaire dans mon dictionnaire Français-Japonais flambant neuf, étape qui me prenait en moyenne entre 20 et 30 secondes. Il en fallait bien moins pour mon interlocuteur Japonais, tapant frénétiquement sur son traducteur électronique multi langues de poche. Mon dictionnaire, si beau et si neuf soit-il est alors devenu complètement obsolète. J’accueille donc ce nouveau concept avec enthousiasme.

Mis au point par le groupe Japonais NEC (Nippon Electric Company), ce dispositif visuel et sonore de traduction instantanée, installé sur une monture de lunettes imaginée en 2005 par Brother, comprend un écran rétinien, une caméra frontale et un micro. Une fois captée, la conversation est transmise à un ordinateur portable porté à la taille de l’utilisateur. Cet ordinateur renvoie les informations à un serveur distant, chargé de convertir la parole en texte et de la traduire. Magique… Quelques instants plus tard, la traduction s’affiche sur l’écran rétinien. Ces lunettes ont été conçues pour permettre de continuer à regarder l’interlocuteur.

Depuis longtemps, le groupe Japonais NEC s’intéresse à ces dispositifs du domaine de la réalité augmentée. « Nous travaillons depuis une dizaine d’années sur les outils de traduction automatique simultanée », rappelait à l’AFP Kotaro Nagahama, responsable du suivi de développement de produits de NEC.

Mais l’ambition du groupe de concevoir des interprètes électroniques remonte plus loin encore, à 1977, au moment où Koji Kobayashi, le visionnaire président NEC de l’époque lance le concept « C&C » (Computer and Communication), réalisant la fusion de l’ordinateur et de la communication. « Au début du XXIe siècle, il sera possible de parler avec n’importe qui, n’importe quand, n’importe où, en se voyant, même à distance », déclarait-il alors.

NEC a également développé le Tele Scouter, un outil destiné au monde industriel. Celui-ci permet à un ouvrir d’une chaîne d’assemblage de construire un appareil sans avoir à tourner la tête vers un mode d’emploi affiché sur un écran voisin. Ce système devrait être commercialisés en 2010. Ces lunettes ouvrent la voie à de multiples adaptations et applications...

Rédigé par Claire Cavret
Social Media Manager